01.02.2008

lettre ouverte


Monsieur le commissaire

Le collectif Contre-Coup qui lutte contre les violences conjugales et familiales depuis maintenant 2 ans s' est trouvé confronté à une situation inacceptable

En effet mercredi 30 janvier à 20h05, une victime s'est présentée devant un agent en service dans votre commissariat avec un accompagnant( membre du collectif), afin de déposer une plainte pour menaces et insultes de la part de son mari.

L'agent de police en faction a refusé de prendre acte de sa requête, arguant du fait qu'au delà de 18h, seules les plaintes urgentes, tels les vols de voitures (sic) étaient recevables .

Lui a été proposée de revenir déposer plainte le lendemain aux heures 'bureau '

La victime est donc rentrée chez elle avec un sentiment d'insécurité et de détresse.

Cette situation est navrante pour deux raisons :

Nous savons la difficulté que rencontre une victime de violences conjugales à franchir le pas de la démarche judiciaire et que ce qui est vital pour elle aujourd'hui ne le sera plus le lendemain, après intimidation, manipulation, reconquête du conjoint ou passage à l'acte de ce dernier.

Nous savons que des directives existent au sein des commissariats pour l'orientation des victimes vers des associations ou organismes habilités à aider ces femmes en détresse, or ce soir là aucune proposition ne lui a été faite en ce sens .

 

Si le collectif intervient aujourd'hui c'est parce qu'il a été témoin direct de cet incident mais aussi parce que nous constatons un décalage entre le discours entendu lors de nos rencontre avec un membre de vos services qui intervient volontiers lors de nos actions de sensibilisation et la manière de pratiquer sur le terrain ,

L'article du code pénal 222-17 spécifie que ' les menaces sous conditions, réitérées, matérialisées de commettre un crime ou délit est passible d'une peine de prison de 6 mois à 5 ans et d'une amande de 7500à75000€', or la plainte de cette victime rentre dans le cadre de cet article mais l'urgence et la gravité des faits n'ont pas été relevés par vos services mais remis au lendemain.

 

Il est dommageable que, malgré la campagne de sensibilisation, le renforcements des textes de lois, le positionnement des politiques, nous nous retrouvons encore aujourd'hui devant cette dichotomie entre le discours et la pratique Ainsi que devant la difficulté à faire reconnaître que les violences conjugales ne sont pas que physique. La victime dont il est question dans ce courrier avait fait la démarche de franchir le cap décisif et réparateur de la plainte mais elle a perdu ce courage dès quelle a franchi en sens inverse les portes du commissariat suite à la non-considération de sa demande et du manque de réactivité de votre service . Elle n'est pas revenue porter plainte le lendemain......

L'objectif de notre collectif, n'est pas seulement de recevoir et d'accompagner les victimes .

Il est auusi de  faire de la prévention, de la sensibilisation mais aussi de relever et dénoncer tous les dysfonctionnements des organismes et institutions et de faire remonter ces dysfonctionnements afin qu'ils soient corrigés ou sanctionnés,c'est là notre rôle de citoyen !

C'est le pourquoi des 'copies à' de ce courrier .

 

Nous vous présentons, monsieur le commissaire nos sincères salutations .

 

Les membres du collectif Contre-Coup

 

copies à : Monsieur le maire

: Madame Destrat déléguée aux droits des femmes

: la presse

:le blog de contre-coups

14.01.2008

Action de sensibilisation

3e83be634b175dd0d06b186262cc6898.pngVendredi 25 janvier 2008 à 20h

à la maison de quartier st Nicolas salle Carlson

Projection de courts-métrage concernant les violences conjugales

suivi d'un débat, animé par

Mme Georges, psychologue à l'hopital de Valence.

20.12.2007

Suisse:Une campagne d'affichage qui dénonce l'impact destructeur de la violence conjugale

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 L'association vivre sans violence lance une campagne romande sur la violence conjugale dans les transports publics, les cinémas et sur le net. vivre sans violence a choisi de montrer la violence dans sa réalité nue, telle qu'elle est vécue au quotidien par des milliers de femmes, dans l'intimité de leur foyer (1 femme sur 5 est touchée en Suisse au cours de sa vie). Les affiches interpellent, remuent. A travers les récits en "je", ce phénomène tellement caché dans les maisons qu'on tend à l'oublier, devient soudain palpable et proche. Chacun-e peut éprouver de l'intérieur l'atteinte intime qu'une insulte, au sein du couple, porte à l'estime de soi (sujet femme blonde), ou ressentir le mélange d'espoir, crainte et détresse que provoque une gifle suivie d'excuses et de promesses (sujet femme brune). Ces affiches, mieux qu'une longue explication, permettent à la collectivité de prendre conscience de la gravité de la violence, psychologique comme physique.

24.11.2007

Je t’aime, je te bouscule

 

LES JEUNES sont largement confrontés à la violence dans leurs relations amoureuses. Et trop tolérants ?

 dbfced0a52d6fee564036db61d15f4c2.jpgLa violence dans l’amour est trop souvent considérée comme normale!


La statistique est connue. Elle est rappelée chaque année à pareille époque : une femme sur cinq est victime de violences au sein de son couple. Pour la première fois en Europe, une étude réalisée en Communauté française tente de mesurer la place des comportements violents dans les relations amoureuses chez les jeunes. « Les chiffres sont alarmants, reconnaît Marie Arena (PS), ministre-présidente de la Communauté française. Mais il n’y a pas de fatalité ». Selon l’enquête, neuf jeunes de 12 à 21 ans sur dix disent avoir été victimes de comportements violents de la part de leur ami(e).

Il s’agit essentiellement de violences psychologiques et verbales. « Dans un premier temps, explique Alexandra Adriaenssens, directrice de la direction de l’égalité des chances à la Communauté française, les jeunes ne se sentent pas concernés par la question de la violence conjugale. Pour eux, c’est un problème d’adultes. » C’est ce que confirme la sociologue Ada Garcia qui a contribué à l’enquête : « Je ne suis pas violent, parce que je ne cogne pas, disent-ils ». En revanche, d’autres éléments comme le contrôle ou la domination exercée sur le partenaire ne sont majoritairement pas perçus comme de la violence.

« Parfois, il s’agit même de comportements considérés positivement, poursuit Garcia. Il est jaloux, il me contrôle, mais c’est parce qu’il m’aime… »

« Les jeunes sont somme toute peu choqués par la violence sauf dans des cas extrêmes, note l’étude. Bien souvent, les phénomènes de violence sont jugés normaux ».

Interrogés sur leurs relations amoureuses, beaucoup de jeunes reconnaissent que leur ami(e) exige de savoir avec qui il ou elle se trouve, l’empêche de parler à d’autres, fait usage de critique ou de propos dévalorisants, néglige ses opinions, donne des ordres, lit ses SMS, surveille ses conversations…

« Il y a une époque de la vie, analyse Garcia, où les adolescents vivent très fort ce sentiment d’appartenance. Où il est important d’être aimé à ce point. Mais il doit arriver un moment où il faut se rendre compte qu’on ne peut pas être heureux dans ces conditions. »

La violence physique ? Trois jeunes sur 100 seulement reconnaissent y avoir eu recours. Mais un sur trois dit connaître quelqu’un qui en est victime. « C’est vrai que le sujet est encore tabou », indique Adriaenssens. Une campagne, menée en 2004 par la Communauté française avait permis la diffusion de 84.000 brochures réclamées par des enseignants, des éducateurs, des associations de terrain. Preuve que la question est brûlante. Une nouvelle campagne devrait avoir lieu au début 2008.

« Le chemin est encore long, dit Marie Arena. La violence existe parce que notre société fonctionne selon un mode de “dominant-dominé”, y compris dans le monde adulte – il ne faut pas stigmatiser les jeunes. Notre objectif est de déconstruire les mécanismes et les stéréotypes qui peuvent mener à une violence extrême. »

Pour Garcia, « les jeunes qui ont été sur le chemin de la possessivité ont de fortes chances de reproduire ce schéma une fois arrivé à l’âge adulte. »

Parmi les causes, la sociologue pointe « l’influence du milieu, les stéréotypes véhiculés par les séries télévisées et les clips vidéos, la pornographie sur internet, mais aussi la violence ordinaire, celle à laquelle on fait appel pour tout et pour rien. »



www.faitsetgestes.cfwb.be

23.11.2007

festival "brisez les silence"

 A LYON Le Festival « Brisez le silence - contre les violences conjugales » du  20 au  25 novembre 2007

Cette 3ème édition est largement tournée vers la musique mais le village installé par « Filactions » sur la place Louis Pradel le mercredi 21 et samedi 24 offre une large place aux associations impliquées dans la lutte pour les droits des femmes, à des expositions dont celle de photographies de Gilles Garrigos, à des spectacles pour enfants et à un espace littéraire.

 voir ici pour plus de précision sur l’ensemble de cette semaine « Brisez le silence ».

21.11.2007

appel à une mobilisation nationale!

d7863c4c17ddfb6b013bdd3bb0c01ec3.jpg24 novembre - journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes


Rassemblement unitaire

 le samedi 24 novembre 2007 à 15 heures à Paris

Ministère de la Justice (angle Place Vendôme, rue de la Paix) ) Venez nombreuses pour dire : cela suffit !

Premiers signataires : Collectif national pour les Droits des Femmes,ATF, ACTIT,APEL,Assemblée des Femmes, CADAC, Chiennes de Garde, Collectif Faty Koumba, Encore Féministes, Fédération Nationale Solidarité Femmes, Femmes solidaires, La Meute, LCR, Les Verts, LIFD, Marche Mondiale des Femmes, Mix Cité, PCF, RAJFIRE

Femmes battues, violées, contraintes, discriminées, humiliées tous les jours, ça suffit !

Nos gouvernants doivent prendre leurs responsabilités en montrant leur détermination pour faire disparaître les violences faites aux femmes. Ceci ne peut se faire qu’en mettant en place sans plus de délai la loi-cadre contre les violences sexistes que nous réclamons.

Seule une loi-cadre peut :
- prendre en compte toutes les formes de violences faites aux femmes à la maison, dans la rue, au travail,
-
 créer, développer et centraliser les dispositifs de prévention, de protection, de répression, de soutien, solidarité et de recours judiciaires afin de les rendre visibles, efficaces et opérants.

09.11.2007

Journée nationale contre les violences faites aux femmes

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A Valence : Vendredi 23 novembre à la maison des sociétés à 18h, rue St jean : "Femmes victimes de violences : mieux se faire entendre" avec  Femmes Solidaires en partenariat  avec le collectif  Contre Coups , dans le cadre de la journée nationale contre les violences faites aux femmes 

07.11.2007

film à l'affiche

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 film français qui traite le thème des violences conjugales

Darling est une femme d'aujourd'hui, lancée dans le broyeur de la vie, et qui donne l'impression de toujours choisir la mauvaise direction. Elle souffre car la vie ne l'épargne jamais vraiment. Mais elle ne se voit pas comme une victime. Elle ne s'apitoie pas sur son sort. Au contraire, son parcours, son histoire, témoignent d'une rage de vivre envers et contre tout. Elle se bat pour exister. Si elle tombe, elle se relève. Ses rêves se heurtent à la réalité mais elle avance, toujours et encore. Proche de la rupture, elle puise au fond d'elle même une énergie pour continuer.
Sa parole la révèle comme une femme qui veut garder sa dignité et séduire malgré tout.
Darling est naïve et effrontée, instinctive et courageuse. Elle possède la force vitale d'une héroïne de tragédie.

 

05.11.2007

Assez de violences contre les femmes!

e5366943ea5c4569b4b027ddc97d9bf1.jpgL’oppression et la violence contre les femmes touchent tous les pays et toutes les cultures. Selon l’association SOS Femmes, deux millions de femmes sont victimes de violences conjugales et 400 meurent chaque année sous les coups de leur conjoint.
 
Cette violence serait-elle programmée dans les gènes de la gent masculine ? Aujourd’hui, cette violence banalisée par les médias est partout présente, à la télé, sur les affiches, dans les journaux qui relatent ce genre de faits divers presque tous les jours, comme si c’est normal d’en parler. Les bourreaux restent impunis la plupart du temps et sortent de prison pour bonne conduite, ont un suivi psychologique tandis que les victimes ne sont presque pas entendues et ignorées. Il y a encore du chemin à faire pour que les femmes battues, violées, vitriolées reçoivent les mêmes attentions. À commencer par les commissariats. Dans ces lieux où il n’y a que des hommes, les plaintes des femmes sont mises au rang des “mains courantes” et restent consignées dans des registres.

  À la Réunion, les crimes prétendument passionnels défraient la chronique presque toutes les semaines. En effet, les Réunionnais considèrent comme un déshonneur une séparation et que leur femme parte avec un autre homme, ils préfèrent l’éliminer avec les enfants et laver ainsi cet “affront”. Ce qui révèle et met en exergue cette idée que la femme leur appartient et qu’elle est leur propriété une fois qu’ils sont mariés ou qu’ils vivent en union libre. 

 Cette violence est encouragée, hélas, par certaines religions modernes dans lesquelles la femme est souvent décrite comme un être “inférieur” qu’il faut éduquer. Il est triste de constater qu’aucune loi, quelle que soit son ampleur, ne changera la manière dont les hommes considèrent les femmes et les enfants. Pour enrayer ce phénomène, il devient urgent de modifier les mentalités de certains hommes et de certaines femmes par l’éducation, l’instruction,  il est temps que la femme soit reconnue comme un être à part entière et non entièrement à part et qu’elle soit respectée partout dans le monde.

il ne peut exister de société libre et prospère tant que l’existence de 51 % de la population de la planète n’est pas reconnue et qu’elles meurent sous les coups et sont victimes de toutes sortes de discriminations tous les jours.

21.10.2007

cohérence au sein de la justice?

678dd5d3412288fb0482b6734a4ad423.jpgL'Association nationale des assistants de service social (ANAS) a salué, vendredi 21 septembre, la décision du procureur de la République de Belfort de classer sans suites l'accusation d'aide au séjour irrégulier portée contre une assistante sociale qui avait refusé de renseigner la police de l'air et des frontières sur une femme victime de violences conjugales, mise à l'abri par le CHRS où elle exerce.
Soumise au secret professionnel, Catherine Bernard avait rappelé l'obligation légale qui lui est faite de ne pas divulguer d'informations personnelles sur une personne prise en charge, quand bien même elle se trouverait en situation irrégulière de séjour. "Les menaces subies durant son interrogatoire ainsi que sa mise en garde à vue avaient donc bien, comme nous le dénoncions, un caractère abusif", estime l'ANAS dans un communiqué. Le procureur a en effet motivé sa décision par "l'absence d'infraction", commise par l'asistante sociale.
"L'affaire de Belfort a montré une fois de plus la nécessité d'être au fait du cadre juridique pour étayer son positionnement professionnel", poursuit l'organisation, en jugeant que, "en refusant de lever le secret professionnel dans un cadre non prévu par la législation, Catherine Bernard a été exemplaire".
Rappelant encore que "nombre de professionnels ont connu des tentatives de leur faire rompre le secret professionnel", l'ANAS annonce qu'elle va publier le 30 septembre 2007 une note technique afin qu'ils connaissent les éléments essentiels leur permettant de se positionner en cas d'audition par les services de police ou de gendarmerie.
Et afin que ces mêmes services soient également mieux informés des conditions d'audition d'un professionnel soumis au secret, l'organisation doit rencontrer le conseiller à la sécurité de la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, le vendredi 16 novembre.