25.01.2007
et les enfants dans tout ça?
Café-débat du 16 janvier 2007
animé par Françoise Maquin. Compte_rendu_cafe_debat.2.doc
La cause des enfants était au coeur du débat ce soir là autour du thème quel présent subissent-ils? quel avenir vont-ils construire?
beaucoup d'échanges, de témoignages boulversants mais aussi de colères exprimées ont animé ce moment convial.
On retiendra de ce débat:
- L'enfant considère son foyer comme un bouclier contre les dangers exterieurs. quand le danger vient de l'intérieur (lors de violences conjugales par exemple) il ne sent donc plus protégé et se trouve alors en danger. Malgré les idées reçues, tout enfant témoin de ces violences est lui aussi une victime.
- l'importance de communiquer avec ses enfants sur les violences subies, ne pas les cacher ni les minimiser.
- il existe souvent une surprotection du garçon envers sa mère quand celle-ci décide de reconstruire sa vie.
le café-débat est un outil très interressant, il permet une convivialité, la possibilité d'être un petit groupe presque dans l'intimité, et favorise la prise de parole de personnes qui habituellement sont spectateurs.
tous les participants ont apprécié cette manière de se rencontrer, un autre café-débat se fera donc prochainement.
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22.01.2007
L'abbé Pierre: une vie de combats
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Une vie de combats en faveur des démunis en ont fait l'une des figures les plus appréciées des Français. L'abbé Pierre, dont l'appel de l'hiver 1954 avait déclenché "l'insurrection de la bonté", n'a jamais cessé de s'attaquer au mal-logement et à la "maladie de l'indifférence".
L'abbé Pierre est mort lundi matin à l'hôpital militaire du Val-de-Grâce à Paris
Voici l'appel intégral lancé le 1er février 1954 sur l'antenne de Radio Luxembourg -devenue RTL depuis- après la mort par hypothermie aux premières heures de ce jour-là d'une sexagénaire expulsée de son appartement sur le trottoir du boulevard Sébastopol à Paris:
"Mes amis, au secours...
"Une femme vient de mourir gelée, cette nuit à 3h00, sur le trottoir du boulevard Sébastopol, serrant sur elle le papier par lequel, avant hier, on l'avait expulsée...
"Chaque nuit, ils sont plus de 2000 recroquevillés sous le gel, sans toit, sans pain, plus d'un presque nu. Devant l'horreur, les cités d'urgence, ce n'est même plus assez urgent!
"Ecoutez-moi: en trois heures, deux premiers centres de dépannage viennent de se créer: l'un sous la tente au pied du Panthéon, rue de la Montagne Sainte Geneviève; l'autre à Courbevoie. Ils regorgent déjà, il faut en ouvrir partout. Il faut que ce soir même, dans toutes les villes de France, dans chaque quartier de Paris, des pancartes s'accrochent sous une lumière dans la nuit, à la porte de lieux où il y ait couvertures, paille, soupe, et où l'on lise sous ce titre CENTRE FRATERNEL DE DEPANNAGE, ces simples mots : 'TOI QUI SOUFFRES, QUI QUE TU SOIS, ENTRE, DORS, MANGE, REPREND ESPOIR, ICI ON T'AIME'.
"La météo annonce un mois de gelées terribles. Tant que dure l'hiver, que ces centres subsistent, devant leurs frères mourant de misère, une seule opinion doit exister entre hommes : la volonté de rendre impossible que cela dure.
"Je vous prie, aimons-nous assez tout de suite pour faire cela. Que tant de douleur nous ait rendu cette chose merveilleuse : l'âme commune de la France. Merci !
"Chacun de nous peut venir en aide aux "sans abri". Il nous faut pour ce soir, et au plus tard pour demain:
5000 couvertures,
300 grandes tentes américaines,
200 poêles catalytiques
"Déposez-les vite à l'hôtel Rochester, 92, rue la Boétie. Rendez-vous des volontaires et des camions pour le ramassage, ce soir à 23 heures, devant la tente de la montagne Sainte Geneviève.
"Grâce à vous, aucun homme, aucun gosse ne couchera ce soir sur l'asphalte ou sur les quais de Paris.
Merci!"
Comme ce message semble d’actualité !
Les « don quichotte » de l’hiver 2006 ont appliqué ce message vieux de 52 ans,.
Serait-ce dire que rien n’a changé ? Serait-ce constater que la France ne s’est pas
Suffisamment saisie de ce message ?
La réponse est, nous le craignons, oui !
Ce combat pour les « sans-abri » rejoint de près le combat pour les logements (du moins la pénurie) d’urgence !
Un exemple ? La semaine dernière, le collectif à été contacté par une mère de famille qui voulait fuir le domicile conjugal dans l’urgence. N’ayant pas d’hébergement d’urgence propre nous l’avons mis tout de suite en lien avec une structure accueillante de Valence. La réponse de celle-ci a été un refus ou plutôt un report ! En effet plus de place en hôtel pour un hébergement d’urgence car le rallye Monté Carlo, avait occupé tous les hôtels de la région ! En conséquence la structure a demandé à cette femme de différer son départ de 3 jours…. 3 jours où elle se retrouve à la merci de son mari violent !
Voilà la réalité d’aujourd’hui.
Nous rendons hommage à l’abbé Pierre, son message de tolérance et de solidarité restera gravé dans le marbre et dans nos cœurs. Nous espérons que, chacun d’entre nous, se sentira concerné par ces messages et continuera à agir dans ce sens, que cette mort qui nous rend triste, qui nous touche soit détonateur d’un nouveau souffle pour la prise de conscience collective.
Au revoir et merci monsieur Henri Grouès, dit Abbé Pierre.
21:15 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
20.01.2007
année 2007
Le collectif continue sa lutte contre les violences en mettant en place des actions et très prochainement un programme des 3 mois à venir sera disponible ainsi que le compte-rendu du café-débat du 16 janvier 2007.
des bruits qui courent
Notre collectif serait issu du "collectif droit des femmes" de la ville et serait donc l'appendice de celui-ci.
il nous semble donc important de remettre les choses dans leur contexte:
Le collectif emerge d'une volonté affichée de la maison de quartier St Nicolas de favoriser depuis quelques années déjà, la parole des habitants.
Sans cet espace de Conscientisation, les paroles des habitantes ne seraient restées qu'a l'état de discussion informelle sur la terrasse.
De plus pour pouvoir mettre en place des actions de sensibilisations, faire intervenir des professionnels, organiser la communication necessaire, la maison de Quartier nous soutien financièrement car même si nous avons obtenus 300€ du concours du projet citoyen, notre budget prévisionnel pour 2007 s'élève à 3000€ ( budget validé ou non lors du prochain CA de la MQ).
Nous revendiquons donc le fait d'appartenir à la démocratie participative et si lien il y a avec le collectif "droit des femmes" de la ville, c'est dans le cadre des invitations que nous nous adressons mutuellement lors de nos actions .
10:50 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.01.2007
billet d'humeur
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Le Cabarnaval 2007
Une initiative qui nous semblait interressante , puisque le thème de cette année était: "voix des femmes, paroles d'elles". Des ateliers chant, photo et écriture étaient proposés à toutes les femmes de Romans. Nous avions décidé en tant que collectif d'utiliser ces espaces d'expression et de libération par la parole.
Mais à notre grand regret, les soirées du cabarnaval et en ce qui nous concerne celle du 08 mars, sont payantes! à titre indicatif: 35€70!! Même si la gratuitée est accordée aux participantes des ateliers, cela ne nous semble pas suffisant pour être un acte significatif en regard des droits des femmes. De plus nous sommes en désaccord sur la non mixité territoriale dans les ateliers. Le centre ville d'un côté la monnaie de l'autre!
Le collectif se retire donc de ce projet. Cette position n'engage que les membres du collectif et non les femmes du quartier.
17:45 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note

