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24.11.2007
Je t’aime, je te bouscule
La violence dans l’amour est trop souvent considérée comme normale!
La statistique est connue. Elle est rappelée chaque année à pareille époque : une femme sur cinq est victime de violences au sein de son couple. Pour la première fois en Europe, une étude réalisée en Communauté française tente de mesurer la place des comportements violents dans les relations amoureuses chez les jeunes. « Les chiffres sont alarmants, reconnaît Marie Arena (PS), ministre-présidente de la Communauté française. Mais il n’y a pas de fatalité ». Selon l’enquête, neuf jeunes de 12 à 21 ans sur dix disent avoir été victimes de comportements violents de la part de leur ami(e).
Il s’agit essentiellement de violences psychologiques et verbales. « Dans un premier temps, explique Alexandra Adriaenssens, directrice de la direction de l’égalité des chances à la Communauté française, les jeunes ne se sentent pas concernés par la question de la violence conjugale. Pour eux, c’est un problème d’adultes. » C’est ce que confirme la sociologue Ada Garcia qui a contribué à l’enquête : « Je ne suis pas violent, parce que je ne cogne pas, disent-ils ». En revanche, d’autres éléments comme le contrôle ou la domination exercée sur le partenaire ne sont majoritairement pas perçus comme de la violence.
« Parfois, il s’agit même de comportements considérés positivement, poursuit Garcia. Il est jaloux, il me contrôle, mais c’est parce qu’il m’aime… »
« Les jeunes sont somme toute peu choqués par la violence sauf dans des cas extrêmes, note l’étude. Bien souvent, les phénomènes de violence sont jugés normaux ».
Interrogés sur leurs relations amoureuses, beaucoup de jeunes reconnaissent que leur ami(e) exige de savoir avec qui il ou elle se trouve, l’empêche de parler à d’autres, fait usage de critique ou de propos dévalorisants, néglige ses opinions, donne des ordres, lit ses SMS, surveille ses conversations…
« Il y a une époque de la vie, analyse Garcia, où les adolescents vivent très fort ce sentiment d’appartenance. Où il est important d’être aimé à ce point. Mais il doit arriver un moment où il faut se rendre compte qu’on ne peut pas être heureux dans ces conditions. »
La violence physique ? Trois jeunes sur 100 seulement reconnaissent y avoir eu recours. Mais un sur trois dit connaître quelqu’un qui en est victime. « C’est vrai que le sujet est encore tabou », indique Adriaenssens. Une campagne, menée en 2004 par la Communauté française avait permis la diffusion de 84.000 brochures réclamées par des enseignants, des éducateurs, des associations de terrain. Preuve que la question est brûlante. Une nouvelle campagne devrait avoir lieu au début 2008.
« Le chemin est encore long, dit Marie Arena. La violence existe parce que notre société fonctionne selon un mode de “dominant-dominé”, y compris dans le monde adulte – il ne faut pas stigmatiser les jeunes. Notre objectif est de déconstruire les mécanismes et les stéréotypes qui peuvent mener à une violence extrême. »
Pour Garcia, « les jeunes qui ont été sur le chemin de la possessivité ont de fortes chances de reproduire ce schéma une fois arrivé à l’âge adulte. »
Parmi les causes, la sociologue pointe « l’influence du milieu, les stéréotypes véhiculés par les séries télévisées et les clips vidéos, la pornographie sur internet, mais aussi la violence ordinaire, celle à laquelle on fait appel pour tout et pour rien. »
www.faitsetgestes.cfwb.be
09:56 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
23.11.2007
festival "brisez les silence"
A LYON Le Festival « Brisez le silence - contre les violences conjugales » du 20 au 25 novembre 2007
Cette 3ème édition est largement tournée vers la musique mais le village installé par « Filactions » sur la place Louis Pradel le mercredi 21 et samedi 24 offre une large place aux associations impliquées dans la lutte pour les droits des femmes, à des expositions dont celle de photographies de Gilles Garrigos, à des spectacles pour enfants et à un espace littéraire.
voir ici pour plus de précision sur l’ensemble de cette semaine « Brisez le silence ».
13:25 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21.11.2007
appel à une mobilisation nationale!
24 novembre - journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes
Rassemblement unitaire
le samedi 24 novembre 2007 à 15 heures à Paris
Ministère de la Justice (angle Place Vendôme, rue de la Paix) ) Venez nombreuses pour dire : cela suffit !
Premiers signataires : Collectif national pour les Droits des Femmes,ATF, ACTIT,APEL,Assemblée des Femmes, CADAC, Chiennes de Garde, Collectif Faty Koumba, Encore Féministes, Fédération Nationale Solidarité Femmes, Femmes solidaires, La Meute, LCR, Les Verts, LIFD, Marche Mondiale des Femmes, Mix Cité, PCF, RAJFIRE
Femmes battues, violées, contraintes, discriminées, humiliées tous les jours, ça suffit !
Nos gouvernants doivent prendre leurs responsabilités en montrant leur détermination pour faire disparaître les violences faites aux femmes. Ceci ne peut se faire qu’en mettant en place sans plus de délai la loi-cadre contre les violences sexistes que nous réclamons.
Seule une loi-cadre peut :
prendre en compte toutes les formes de violences faites aux femmes à la maison, dans la rue, au travail,
créer, développer et centraliser les dispositifs de prévention, de protection, de répression, de soutien, solidarité et de recours judiciaires afin de les rendre visibles, efficaces et opérants.
11:35 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
09.11.2007
Journée nationale contre les violences faites aux femmes

A Valence : Vendredi 23 novembre à la maison des sociétés à 18h, rue St jean : "Femmes victimes de violences : mieux se faire entendre" avec Femmes Solidaires en partenariat avec le collectif Contre Coups , dans le cadre de la journée nationale contre les violences faites aux femmes
09:15 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07.11.2007
film à l'affiche
film français qui traite le thème des violences conjugales
Darling est une femme d'aujourd'hui, lancée dans le broyeur de la vie, et qui donne l'impression de toujours choisir la mauvaise direction. Elle souffre car la vie ne l'épargne jamais vraiment. Mais elle ne se voit pas comme une victime. Elle ne s'apitoie pas sur son sort. Au contraire, son parcours, son histoire, témoignent d'une rage de vivre envers et contre tout. Elle se bat pour exister. Si elle tombe, elle se relève. Ses rêves se heurtent à la réalité mais elle avance, toujours et encore. Proche de la rupture, elle puise au fond d'elle même une énergie pour continuer.
Sa parole la révèle comme une femme qui veut garder sa dignité et séduire malgré tout.
Darling est naïve et effrontée, instinctive et courageuse. Elle possède la force vitale d'une héroïne de tragédie.
09:32 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05.11.2007
Assez de violences contre les femmes!
L’oppression et la violence contre les femmes touchent tous les pays et toutes les cultures. Selon l’association SOS Femmes, deux millions de femmes sont victimes de violences conjugales et 400 meurent chaque année sous les coups de leur conjoint.
À la Réunion, les crimes prétendument passionnels défraient la chronique presque toutes les semaines. En effet, les Réunionnais considèrent comme un déshonneur une séparation et que leur femme parte avec un autre homme, ils préfèrent l’éliminer avec les enfants et laver ainsi cet “affront”. Ce qui révèle et met en exergue cette idée que la femme leur appartient et qu’elle est leur propriété une fois qu’ils sont mariés ou qu’ils vivent en union libre.
Cette violence est encouragée, hélas, par certaines religions modernes dans lesquelles la femme est souvent décrite comme un être “inférieur” qu’il faut éduquer. Il est triste de constater qu’aucune loi, quelle que soit son ampleur, ne changera la manière dont les hommes considèrent les femmes et les enfants. Pour enrayer ce phénomène, il devient urgent de modifier les mentalités de certains hommes et de certaines femmes par l’éducation, l’instruction, il est temps que la femme soit reconnue comme un être à part entière et non entièrement à part et qu’elle soit respectée partout dans le monde.
il ne peut exister de société libre et prospère tant que l’existence de 51 % de la population de la planète n’est pas reconnue et qu’elles meurent sous les coups et sont victimes de toutes sortes de discriminations tous les jours.
10:25 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


