22.02.2009

Violences conjugales : les femmes témoignent...



La première fois qu'il m'a frappée...
En France, une femme meurt tous les trois jours sous les coups de son conjoint. Et chaque année elles sont 500 000 à être physiquement agressées par leur mari ou leur compagnon. Coups, menaces, insultes, harcèlement psychologique. Le couple est parfois un enfer. Le plus souvent, pour le sexe faible, même si des hommes peuvent aussi subir la violence de leur partenaire. Ces drames de l'intimité sont encore tabous. On les dit « vieux comme le monde ». On invoque la fatalité, les pièges de la passion, la misère sociale. Ils touchent pourtant tous les milieux. Et sont le plus souvent recouverts d'une chape de plomb. C'est aussi ce silence qui tue. Celui de l'entourage, celui des institutions, celui des victimes elles-mêmes, terrassées par la honte et la culpabilité. Voilà pourquoi cinq femmes ont accepté de raconter à Claire Fleury le cauchemar qu'elles ont vécu, parfois pendant des années. Parler pour dire que « cela n'arrive pas qu'aux autres », pour faire comprendre quels sont les ressorts de cette violence et pour savoir en déceler les premiers signes, avant qu'il ne soit trop tard ( voir aussi l'interview de la psychanalyste Marie-France Hirigoyen ). Parler pour mobiliser. Pendant la campagne présidentielle, Ségolène Royal s'était engagée à faire voter une grande loi sur les violences conjugales. Entre les deux tours de l'élection, Nicolas Sarkozy s'est, lui, rendu dans un foyer de femmes en détresse. Suivi par François Fillon lors de son premier déplacement officiel. « J'ai voulu, par cette visite symbolique, montrer que mon gouvernement accordera la plus grande priorité à cette question », a déclaré le nouveau Premier ministre. La promesse sera-t-elle tenue ? M .-F. E.

« Il savait me tenir avec un regard »

Véronique, 35 ans, vendeuse dans une épicerie fine à Paris… Elle veut témoigner pour « toutes celles qui n'’osent rien dire »
La première fois que Laurent a levé la main sur moi, c’était moins d’un an après notre rencontre. On venait de prendre un appartement ensemble à Paris. Il m’a donné un coup de poing au visage, mais pas un coup franc, un coup maladroit. Il était sous le choc. Alors j’ai culpabilisé. J’étais plus désolée pour lui que pour moi. Pendant quinze jours, je n’ai pas osé sortir de la maison. Les tonalités des ecchymoses, je les connais. Ça passe du bleu au vert puis au jaune… Les disputes portaient presque toujours sur sa relation aux autres. Laurent est un introverti. Il travaille dans le milieu artistique mais par procuration. Il aurait voulu être un artiste, mais il est technicien. Dans ma famille, personne ne l’'appréciait, mais je ne l’'ai su qu’après. Au début, on était tout le temps collés ensemble. Pourtant, au bout de trois mois, j'’ai compris que nous n’'étions pas faits l’un pour l’autre. Je l’'ai quitté souvent, mais à chaque fois il arrivait à me récupérer. Il était très manipulateur : il me faisait sans cesse des reproches, mais il savait aussi se montrer doux et attentionné. Je pensais que je pouvais l’'aider à changer… .La deuxième fois qu'’il m’a frappée, c’'était quatre ou cinq mois après son premier coup de poing. J’ai dit à mon entourage que j’'avais été agressée à un distributeur de billets. La fois suivante, j’'ai raconté que j’'étais tombée en nettoyant les vitres et que je m’'étais prise la clenche de la fenêtre . J’'ai menti à mes parents, j’'ai menti à mes amis. Pourtant j’'ai de la personnalité, du caractère. Mais, quand on est « dedans », c’'est un monde complètement parallèle. Laurent ne s'’est jamais excusé. Il disait seulement : « C’est dommageable. » Il disait aussi que c'’était ma faute. Il fallait que je fasse attention à mes mots. Au bout de deux ans, je me suis réfugiée chez une amie pendant deux mois. Il m’'appelait, il retournait la situation. « T’es trop violente avec les mots » ; « Va te faire soigner » ; « T’es une malade ». Il disait aussi qu'’il m'’aimait, qu'’il était malheureux.

Alors je suis revenue. On apprivoise la violence, on vit avec. Et puis il ne touchait plus au visage, seulement le corps. Mais entre ces scènes il y avait le quotidien. Il savait me tenir. Il avait un regard… .Rien que le timbre de sa voix me faisait peur. Je sentais quand ça montait. C’était toujours d’un ton monocorde, et puis ça dégénérait. Il se crispait, il serrait les dents, il avalait sa salive, et ça partait. J’ai fait une dépression nerveuse.
Je suis restée enfermée chez moi pendant un mois et demi. Pendant toutes ces années, je me réfugiais dans la nourriture et j’'ai pris quinze kilos. Lui était en pleine forme. Il était tout le temps en train de se regarder dans la glace. « Je suis beau mec, non ? »
Il jouait là-dessus. Je me sentais tellement dévalorisée. On nous invitait de moins en moins. Je me suis isolée dans cette relation. Il n’'y avait plus que lui. Après chaque séparation, on arrivait à se parler, on avait de grandes conversations, on évoquait la violence. J’'avais toujours l’'espoir qu'’il change. Mais ça recommençait. Partout, tout le temps. En fait, il me frappait sans cesse. La dernière fois, c’'était le 4 juin 2006. J’ai saisi un bougeoir et je lui ai dit : « Cette fois, je vais me défendre. » Il m’a répondu : « C'’est moi qui domine », m'’a donné un coup de poing au visage et m’a dit : « Va saigner ailleurs, tu en mets partout. » Puis il s'’est installé devant son ordinateur comme si de rien n’était. On habitait au cinquième étage. La fenêtre était ouverte, je me suis approchée du vide. J'’ai pensé : si je saute, c’'est fini, je suis libérée.

Et puis j'’ai pensé à toutes les fois où j’'avais tenté de le quitter. Finalement, j’ai pris le téléphone et j’ai appelé le 17. Je pleurais, je n'’arrivais pas à parler. Il m'’a arraché le combiné et a dit à la police : « Je viens de frapper ma nana. Je ne veux plus d’elle. Venez la chercher. »

« Personne n'’imaginait mon enfer »
Nathalie, 40 ans, comptable, l'’allure d’un ex-top model, a quitté son mari après quinze ans de coups
Je suis loin d’être bête, j’'ai un bon niveau d’études, j’'ai des amis et des relations, et pourtant j'’ai accepté d’être humiliée et battue. Comment j’ai pu le supporter pendant quinze ans, je suis toujours incapable de le comprendre. La première fois que vous êtes frappée, vous avez du mal à le croire. Les gifles, les coups de pied, vous pensez que c’'est un cauchemar. Ce n’est pas facile de se dire que l’'on aime celui qui vous fait tant de mal. Après les coups, mon mari pleurait. C’est émouvant, un homme qui pleure. Pour se faire pardonner, il m’'offrait de très beaux cadeaux, des vêtements de marque, des voyages. Les réconciliations se passaient toujours au lit. Après, c’'était merveilleux. Chaque violence amenait une période totalement sereine, délicieuse. On avait un cycle. Je savais gérer la violence. C'’était comme un mauvais moment à passer pour avoir droit au bonheur. Ou peut-être que c'’était l’inverse, sans doute parce que mon ex-mari, lui, ne supportait pas le bonheur. Quand on arrivait à un stade de plénitude, il fallait qu'’il casse tout. On a essayé de voir un psychologue. Mais il a refusé de continuer. Pour notre entourage, nous étions un couple en dents de scie, mais personne ne se doutait de ce que je subissais. Nous étions enviés, il était très fier de moi, j’étais son joyau, la plus belle pièce de sa collection. Les dernières années, les cycles sont devenus de plus en plus rapides. Et puis il y avait les insultes, les gestes dégradants. Un jour, il m’'a jeté la litière du chat au visage. Quand je me rebiffais, il me punissait. Il me privait de chéquier ou de voiture. Quand j'’ai décidé de suivre une formation, il m'’a interdit l’accès à son bureau. Je devais donc étudier au milieu du salon. Et il mettait alors la télé à fond. Les derniers jours avant mon départ, il m’'empêchait de manger. Il me retirait mon assiette devant notre fils. Et je devais rester debout devant la table. Comme il sentait que je lui échappais, il me provoquait sans cesse. J'’étais à bout, je l’'ai giflé, il m’'a accusée d’être violente. J'’ai eu peur de plonger à mon tour dans la violence.
Alors je suis partie, en plein l'’hiver. Je suis allée à la police ; je me suis retrouvée devant des fonctionnaires complètement indifférents à ma détresse. Ils ont résumé ma situation à un abandon de domicile conjugal, et ils m’ont emmenée dans un foyer d'’urgence pour SDF. J'’ai contacté des associations. Une seule a compris ma situation, celle d'’une femme qui gagne trop pour être aidée, mais pas assez pour s'’en sortir. Aujourd’hui, il me reste 200 euros par mois pour vivre. Mais jamais plus on ne lèvera la main sur moi.

« Les hommes ne se rendent pas compte »
Monique, 39 ans, mère de quatre enfants, vit depuis trois semaines dans un centre d’hébergement d’'urgence
Michel, je crois qu'’il me cherche. Je le vois partout. Quand je sors en ville et que je vois quelqu’'un en vert, j’ai peur. Il a toujours porté un blouson vert. Au début, il m'’appelait sur mon portable, ou il faisait appeler le petit ou l’'aînée.A plusieurs reprises, il a apporté des lettres au foyer. Il m’a écrit « Reviens », « Je te fais de gros bisous ». Mais c’est fini. Cette fois, je suis décidée à le quitter.
Ça a duré quinze ans et ça a commencé tout de suite, dès que je suis tombée enceinte. Lors de mon premier accouchement, il a fait une crise à la maternité. Il a été convoqué par le juge, mais au bout de quinze jours il a recommencé. Alors le juge a mis le bébé en pouponnière. Tous mes enfants sont placés, en sécurité. C'’est toujours après mes accouchements qu'’il est très violent. Je ne sais pas pourquoi. Pourtant il les aime, ses gosses. Et il les a voulus. Mais il n’'a pas supporté que je consacre plus de temps à mes bébés qu’à lui. Mes parents sont morts quand j’'étais toute petite, alors j'’ai donné le plus d'’amour possible à mes enfants, mais pour lui c’'était trop. Il n’'a pas honte de me frapper. Il dit que c’'est toujours ma faute. Mais ça va mal finir. Un jour, je prendrai un couteau. Pourtant je n'’aime pas les armes. [Monique fond en larmes.] Je suis arrivée au foyer dans la nuit. J’'avais appelé la police avec mon portable. Il n'’y avait que ça à faire, sinon ce serait parti en drame. J’ai entendu que, pour des couples, ça se termine par un meurtre. Pour un petit truc, rien du tout, ils arrivent à tuer leur femme. Les hommes ne se rendent pas compte.

« Au début, j’ai cru que c’était la passion »

Valérie, 44 ans, s’est « enfuie » en janvier dernier avec ses trois adolescents
J’'ai rencontré mon mari il y a vingt-deux ans. Un coup de foudre. Dès le départ, il a été presque violent, mais ça pouvait passer pour du jeu amoureux. En tout cas, c’'est comme cela que je l’'ai pris. Notre relation a toujours été très passionnelle. Marc était très respectueux de moi, mais il était très jaloux. Maladivement jaloux. Il était aussi très susceptible. Il avait une mainmise totale sur ma vie. Il m’'a peu à peu coupée de mes amis et de ma famille. C'’était facile. La plupart vivent à l’'étranger. Mais nous partagions tout. Nous étions très proches, nous sortions beaucoup. Il était cadre dans une grande entreprise et nous vivions dans un 180-m2 dans un beau quartier. Il était très exigeant sur mes tenues, mon physique. Il fallait toujours que je sois impeccable, irréprochable. Avant la naissance de nos enfants, il a fortement manifesté sa crainte de les voir arriver. Quand j’étais enceinte, cela se voyait à peine. Comme si j’avais entendu son angoisse. Après, j'’ai pris complètement en charge les enfants, je me suis arrangée pour que Marc ne soit pas dérangé dans son rythme de vie. Mais il était de plus en plus souvent difficile. Et puis sont venus les coups. C'’était il y a huit ans. Nous habitions alors une maison dans une banlieue chic. Un soir, il m’'a projetée dans un escalier et l’'un de mes orteils s’est cassé. Il a refusé de m’'accompagner à l'’hôpital et m'’a confisqué les clés de ma voiture. Alors je suis partie à vélo. Je n’ai rien dit au médecin qui m’'a examinée. Pourtant, il ne voulait pas croire que je m’étais blessée toute seule. Pour moi, Marc avait des circonstances atténuantes. Il travaillait beaucoup. Il avait beaucoup de responsabilités. Quand il s'’énervait, je me contrôlais toujours. Quand il me provoquait, je ne répondais pas. En 2004, il m’'a battue à coups de poing. Je m’'étais réfugiée dans les toilettes. Il a défoncé la porte. J’ai eu le bras tout noir et des côtes cassées. Je n’ai rien dit, une fois de plus. Mais j’ai fait chambre à part. Pour préserver la vie des enfants, je n’envisageais pas de me séparer. Nous avions une vie stable. Ça tournait. Si je m’'étais interrogée sur ma vie, tout se
serait effondré. Un an plus tard, il revenait d’'un voyage d’affaires, il était à nouveau dans une phase fragile. Après une remarque
anodine, il s'’est jeté sur moi. Les petits étaient là, ils m’'ont vue blessée. Pour la première fois, je suis allée au commissariat. Mais j’ai eu peur des conséquences.
Alors j’'ai seulement fait une main courante. Un peu plus tard, je suis partie avec mes gamins. Et j’'ai fini par porter plainte pour mauvais traitement. Aujourd’hui, j’'ai retrouvé un travail. Au foyer, je me suis reconstruite avec mes enfants. Mais le juge vient d’ordonner leur retour au domicile familial, chez leur père, en attendant l'’issue d’une enquête sociale. C'’est à nouveau l’angoisse et le cauchemar.

« On pardonne, et puis ça recommence »

Marie, 23 ans, résiste à son compagnon, qui veut la « récupérer »
Je suis maman d’'un petit garçon de 1 an. Il est avec moi dans la chambre. Maintenant, il n’'y a que lui qui compte.
Je ne veux plus entendre parler des hommes, j’ai trop souffert. J’'ai à peine plus de 20 ans, mais j'’ai l’impression d’être très vieille. Mon gros souci, c’'est les hommes et l’'alcool. D’abord, j'’ai rencontré Karl, un ancien légionnaire qui avait fait la guerre du Golfe. Il buvait. C’était des gifles, des injures, il me mettait plus bas que terre. Je lui ai dit : « Je t’aime, mais je veux que tu arrêtes de boire. » Il l’a fait. Ça a été merveilleux pendant six mois. Et puis il a recommencé… Deux ans plus tard, j’ai rencontré François, le père de mon fils. Il avait 31 ans, déjà quatre enfants, et il était chauffeur routier. Lui aussi buvait. Au début, il se contentait de donner des coups de poing dans les murs. Il me disait : « Je préfère ça plutôt que taper sur toi. » Il me criait dessus aussi. Je savais trop ce que l’'alcool peut faire aux hommes, j’ai pris peur et je suis partie. Il a arrêté de boire. Je suis revenue. Mais il m'’insultait, des mots horribles. Alors je me suis enfuie chez ma cousine. Puis j’'ai accouché. Je l’'ai appelé pour le prévenir, c’est quand même le père de mon fils. Après la naissance, on a revécu ensemble. Mais pour lui il n’'y avait que le sexe qui comptait. Il me faisait mal pour rien. Et puis pendant quatre mois il m'’a forcée à coucher avec son cousin, son meilleur ami, avec tous ses potes. Un jour, dans le parking, il a failli me rouler dessus avec sa voiture. Exprès. Depuis, je ne suis plus retournée chez nous. Ça fait trois semaines que je suis au foyer, mais je n’'ai pas porté plainte à cause de notre fils. Maintenant, François ne boit plus. Il essaie de me récupérer.
L'’autre jour, il est venu au foyer. Il s’'est mis à genoux devant les éducateurs. Il a pleuré. Mais c’'est fini. Je suis sortie du cercle vicieux de la violence. A l’'association Solidarité Femmes, il y a une affiche qui m'’a beaucoup aidée. On y voit un couple qui se dispute, l’'homme s’en va, puis il revient, la femme pardonne, et ça repart. Je me suis vue avec François. J’'ai compris que, si je retournais avec lui, ça recommencerait.



Claire Fleury
Le Nouvel Observateur

http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2222/articles/a346346-la_premi%C3%A8re_fois_quil_ma_frapp%C3%A9e.html

Commentaires

je suis maman de deux petites filles et je n'ose pas à l'heure actuelle faire le premier pas vers une décision qui je le sais me libèrerai de la violence de mon mari. tout me semble si difficile à surmonter.il est vrai que cette violence est devenu quasi quotidienne, donc habituelle on peut aller d'un simple reproche, mécontentement, raillerie en clair une violence psychologique qui s'installe sournoisement jusqu'à vous faire paraître stupide, idiote,incapable de prendre une décision en passant par de la violence verbale en se laissant traiter de touts les noms d'oiseau plus vulgaire les uns que les autres et se terminant par de la violence physique qui elle est source de peur car là on se dit que chaque prochaine fois sera la bonne. je voudrai pouvoir trouver le courage de dire non, cela suffit, cela n'est pas normal.mais je n'arrive pas à dénoncer cet état de fait, tellement aux yeux de notre entourage il est le père parfait, le mari idéal bien sous tout rapport, très apprécié par ses collègues de travail.Il est exactement 01h45 du matin.je ne dorme plus car après une bonne soirée de beuverie encore j'ai été tirée de mon sommeil par une table de nuit jetée à la figure alors que j'étais couchée.bien entendu mes enfants ont pour consigne de ne pas sortir de la chambre, de ne pas se montrer dès les premiers cris.et moi comme à l'accoutumer je ne dit rien de peur d'attiser encore plus sa haine en espérant que cela le calmera. bien entendu les voisins n'entendent rien ou ne veulent pas entendre. et demain je quitterai la maison en baissant la tête afin d'éviter les regards inquisiteurs. je ne m'étalerai pas sur la liste de ses violences car je n'aurai pas assez d'une nuit pour les citées.je suis également atteinte d' un cancer du col de l'utérus.si je me confie à vous comme je le fais c'est que je n'attend pas de pitié en retour mais tout cela pour vous dire que chez les hommes violents la compassion n'existe pas. et même si je sais que ma famille qui est bien entendu au courant est prête à me tendre la main et essaie de me convaincre de le quitter, je garde espoir de pouvoir trouver le courage de partir au loin.

Ecrit par : alice | 01.04.2009

Bonjour Alice,
votre récit est poignant, vous êtes consciente de la situation, vous voulez dire "stop" , il me semble que vous avez gravi pas mal de marche vers une nouvelle vie.
Ce 'est pas facile de rompre avec le quotidien aussi difficile soit-il, ce n'est pas facile de se projeter dans un avenir dont on ne sait pas de quoi il sera fait. Mais il me semble qu'il ne vous reste qu'un tout petit pas à franchir, celui qui vous mettra , vous et vos enfants, à l'abri de cet homme violent.et vous permettra de souffler un peu et de vous occuper de votre santé .
Quand vous serez prête, vous le ferez , j'en suis sure, n'hésitez pas à vous appuyez sur votre famille ou si besoin sur les associations qui vous guideront dans cette décision.
Nous sommes à votre disposition , pour vous écouter, vous guider, vous soutenir moralement, n'hésitez pas surtout.
Je vous souhaite bon courage

Ecrit par : brigitte | 04.04.2009

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