07.03.2009

JOURNEE INTERNATIONALE DE LA FEMME 2009

 


 


Mettre un terme à la violence contre les femmes


Droit des Femmes

« Il nous incombe à tous, hommes et femmes, membres des forces armées et des forces de maintien de la paix, simples citoyens et dirigeants, de contribuer à mettre un terme à la violence contre les femmes. Les États doivent tenir les engagements qu’ils ont pris de lutter contre la violence, en traduisant en justice les auteurs de ces actes et en offrant des moyens de recours aux victimes. Chacun de nous doit parler de ces actes de violence en famille, sur son lieu de travail et dans sa communauté, pour qu’un terme y soit mis. »

déclare Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations Unies.



Près d’un siècle de combat : Le 8 mars, le monde entier célèbre la Journée de la Femme issue de près d’un siècle de combat pour le respect, l’égalité et l’épanouissement.

En 1909 est célébrée la première Journée nationale de la femme aux États-Unis le 28 février.

En 1910, l’Internationale socialiste réunie à Copenhague instaure une Journée de la femme internationale en faveur des droits des femmes, de leur accès au suffrage universel.

En 1911, la Journée internationale de la femme est fêtée dans plusieurs pays simultanément en Allemagne, en Autriche, au Danemark et en Suisse.

En 1913-1914, les femmes russes célèbrent, à leur tour, leur première Journée internationale de la femme.

Le mouvement féministe fait de cette Journée la célébration de la revendication des droits des femmes et leur participation au processus politique et économique.



Education, rémunération, vie publique

Selon les estimations de la Banque Mondiale,

• 64 % des 867 millions d′adultes qui ne savent pas lire aujourd′hui sont des femmes.

• la majorité des 113 millions environ d′enfants âgés de 6 à 11 ans non scolarisés sont des filles. Des recherches montrent que 60% des jeunes non scolarisés sont des filles.

• Les femmes instruites disposent d′opportunités économiques plus nombreuses et sont davantage impliquées dans la vie publique. Elles ont tendance à avoir des enfants en nombre inférieur et en meilleure santé, ces enfants étant eux-mêmes plus susceptibles d′être scolarisés. L′éducation augmente également la capacité des femmes et des filles à se protéger contre le VIH.

• Une augmentation de 1% du nombre de femmes ayant reçu une éducation secondaire conduit à une augmentation de 0,3 % du revenu par habitant.

• Les femmes sont prédominantes dans les emplois faiblement rémunérés et reçoivent une rémunération inférieure de 20 à 30 % à celles des hommes.



Et la violence contre les femmes?


La violence physique infligée par le partenaire intime est la violence la plus fréquente à l’égard des femmes. En moyenne, au moins une femme sur trois est battue, victime de violence sexuelle ou autrement maltraitée par un partenaire intime au cours de sa vie.

Le viol et la violence conjugale représentent un risque plus grand pour une femme âgée de 15 à 44 ans, que le cancer, les accidents de la route, la guerre et de paludisme réunis.

On estime que, dans le monde entier, une femme sur cinq sera victime de viol ou de tentative de viol au cours de sa vie.

Entre 250.000 et 500.000 femmes ont été violées au cours du génocide du Rwanda de 1994; entre 20.000 et 50.000 femmes ont été violées pendant le conflit de Bosnie.

L’Unicef à l’occasion de cette journée rappelle l’horreur que certains conflits réservent aux femmes avec une vidéo à regarder sur Daily motion.



La honte et la peur :
Une étude de l′OMS datant de 2005 effectuée sur 24 000 femmes de dix pays différents conclut que 55 % à 95 % des femmes qui avaient fait l′objet de violence physique conjugale n′ont jamais contacté la police, une ONG ou un refuge pour obtenir de l′aide.



Violence sexuelle et VIH :
L′un des effets de la violence sexuelle est la fistule gynécologique traumatique, blessure résultant du déchirement des tissus vaginaux qui rend les femmes incontinentes et socialement indésirables. La plupart des témoignages de fistule viennent de la République démocratique du Congo. La prévalence de la violence et celle du VIH sont liées. Un rapport sexuel non désiré a pour conséquence un risque d′abrasion et de saignement plus élevé et une transmission plus facile du virus. Les femmes battues par leur partenaire ont 48 % de chances de plus d′être infectées par le VIH.



« Dans certains pays et dans certaines communautés, des gens font bouger les choses. Aujourd'hui, à l'occasion de la Journée internationale de la femme, nous saluons le courage
de ces femmes et de ces hommes. Nous devons nous joindre à eux. » (Message du Directeur exécutif de l'ONUSIDA)



Mise en ligne Maurice chevrier, Santé log, le 7 mars 2009

 

un exemple en RDC( république démocratique du Congo)

 

 






 

05.03.2009

cet article me scandalise !

De la bousculade à la violence conjugale

La « mode » (car c'en est incontestablement une) de poursuivre toutes les formes de violences conjugales donne à ce propos un nouveau contour judiciaire.
Prenez le cas de Jamel*. Quand on lui signifie à la barre qu'il est prévenu de coups sur sa femme et l'une de ses filles, il est de ces regards et de ces pensées dont il vous est facile de deviner les sous-entendus. Ces mal-pensants auraient-ils raison ? Jamel va fêter ses 68 ans la semaine prochaine et vit en périphérie dijonnaise une paisible retraite de cheminot. Il est certes en instance de divorce d'une femme compatible en âge, épousée il y a bien longtemps et dont il a 2 filles dont l'une est étudiante en médecine et l'autre en gestion.
En juillet dernier, il s'est mis en colère car sa femme et l'une de ses filles voulaient aller à Dijon.
La colère étant mauvaise conseillère, il a vociféré qu' « elles allaient draguer alors qu'elles feraient mieux de nettoyer la maison et de faire le ménage ».
Ces propos-là conduisant vite à plus graves actions, une bousculade suit avec chocs contre les murs. L'une des filles pense que l'homme a un couteau, court chercher une bombe lacrymogène. Echauffourée, cris et presque hurlements.
Constitution de dossier
Les deux filles se sauvent vers le bar d'en face, ameutent les clients dont certains, avides de se mêler, comme il est de coutume, de ce qui les regarde peu ou pas, finissent par alerter les gendarmes. Et, soyons justes, il n'est pas certain que le fait que Jamel s'appelle Jamel soit pour rien dans la suite des événements, à savoir demande de certificats médicaux aux « victimes », rédaction de procès-verbal, transmission au parquet, audience (vaine) devant le délégué du procureur et enfin comparution en solennel tribunal correctionnel pour violence sur conjoint et violence légère sur la fille, le tout sans incapacité de travail puisque les certificats n'en mentionnent pas.
Tout respect gardé pour la justice et ses juridictions, la « partition » de ces sortes de dossiers donne lieu à une petite symphonie d'audience aux accents connus.
Me Delphine Baldini, partie civile, insiste sur le fait que le contentieux du jour n'a que peu de parenté avec la procédure de divorce et ne peut moins faire que de rappeler le respect dû aux femmes épousées ou non.
Le ministère public requiert tout de même 1 mois de prison avec sursis pour violence à conjoint et 120 € d'amende pour violence à la fille. Me Thérèse Gambier, en défense, rappelle que les certificats médicaux, rédigés deux jours plus tard, sont vierges de toute incapacité, que la police, alertée par les gens du bar d'en face, n'a trouvé aucun désordre dans la maison et pas la moindre trace de rixe violente, et enfin que le casier de l'homme poursuivi est exempt de toute condamnation.
Sagement et silencieusement assises sur le banc des parties civiles, l'épouse et la fille semblent patiemment attendre un verdict, qui, en toute hypothèse, ne va pas bouleverser notamment leur existence du lendemain : l'une est quasiment divorcée officiellement et en domicile séparé depuis longtemps, l'autre est majeure et étudiante.
C'est en ces moments-là que d'aucuns se prennent à méditer sur les « grandeurs et servitudes » des professionnels de justice dont la vocation de juger les autres n'avait peut-être pas envisagé de se préoccuper d'aussi banales scènes de la vie contemporaine. C'est ainsi : la justice, égale pour tous, doit aussi se préoccuper de tous.
En charge de cet insolite fardeau, le président a déclaré qu'il viderait son délibéré le 11 mars.
Guy THIERRY

 

http://www.bienpublic.com/actu/faitsdiv/20090305.BPA7999.html