27.05.2009
ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE SEDIRE
assemblée generale d'un autre acteur, dans une autre region .

Femmes battues : une violence qui frappe sans distinction toutes les classes sociales
En décembre 2006, l'association SEDIRE, attaquée en justice, avait reçu un soutien national. En décembre 2006, l'association SEDIRE, attaquée en justice, avait reçu un soutien national.
| ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE SEDIRE |
L'association de lutte contre les violences conjugales et d'accueil des victimes, SEDIRE, a tenu son assemblée générale, lundi. Son constat : la violence faite aux femmes n'est pas vraiment en voie de régression dans le Dunkerquois.
Présidée par Marie-Madeleine Castelain, SEDIRE regroupe 32 adhérents. Depuis 2001, l'association gère un centre d'hébergement d'une capacité de 18 places, qui accueille les mères et les enfants échappant à l'enfer des violences intrafamiliales.
En 2008, 343 personnes dont 326 femmes et 17 hommes ont fait l'objet d'un suivi. Sur les 326 femmes accompagnées, 277 ont été victimes de violences familiales et conjugales.
Côté hommes, et toujours dans le registre des violences, sept victimes se sont déclarées. Les autres personnes qui se sont tournées vers SEDIRE voulaient témoigner d'un simple sentiment de mal-être.
Parmi les 284 personnes victimes de violences, 283 ont été victimes de violences psychologiques, 280 de violences verbales et 244 de violences physiques. Il est bien entendu qu'une personne a pu subir à la fois plusieurs, voire tous ces actes de violences.
De nouveaux projets
Comme le précise Lola Zamorano, directrice de l'association, « contrairement aux idées reçues, la violence conjugale ne touche pas que les milieux les plus défavorisés. Seulement 2,5 % des auteurs de violences sont dépendants à l'alcool. Sur les 343 personnes accompagnées, 145 exercent une profession en CDI, CDD ou sont en formation. En ce qui concerne les 284 auteurs de violences, 195 travaillent en CDI, CDD ou sont en formation ».
Elle ajoute : « La difficulté du travail avec ces quelques femmes, c'est que bien souvent, elles retournent auprès de leurs maris. » Pour cette année, l'association souhaite mettre en place cinq orientations particulières. Tout d'abord, étendre le réseau de permanences sur le littoral calaisien et en installer de nouvelles en Flandre intérieure. SEDIRE veut acquérir le label Référent violences conjugales. Elle cherche aussi à obtenir un financement spécifique auprès de la CAF de Dunkerque et à formaliser une convention de coopération avec l'ARS (Accueil et réinsertion sociale). Enfin, l'association souhaite avoir un accès plus facile au logement social pour les résidentes.
Au terme de l'assemblée, Laurent Rompteaux, psychologue aux CHRS de la Côte d'Opale, a débattu sur les origines de la violence.
Puis Julie Bissiau, ancienne victime de violences conjugales, a présenté son livre, J'aime le Diable. Elle y décrit le mécanisme selon lequel l'emprise amoureuse l'a amenée à la descente aux enfers, puis à son combat pour s'en sortir. •
> Association SEDIRE, contact au 03 28 26 46 75. Permanence « SOS femmes battues » 24 heures sur 24 au 39 19.
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