07.03.2009
JOURNEE INTERNATIONALE DE LA FEMME 2009
Mettre un terme à la violence contre les femmes
Droit des Femmes
« Il nous incombe à tous, hommes et femmes, membres des forces armées et des forces de maintien de la paix, simples citoyens et dirigeants, de contribuer à mettre un terme à la violence contre les femmes. Les États doivent tenir les engagements qu’ils ont pris de lutter contre la violence, en traduisant en justice les auteurs de ces actes et en offrant des moyens de recours aux victimes. Chacun de nous doit parler de ces actes de violence en famille, sur son lieu de travail et dans sa communauté, pour qu’un terme y soit mis. »
déclare Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations Unies.
Près d’un siècle de combat : Le 8 mars, le monde entier célèbre la Journée de la Femme issue de près d’un siècle de combat pour le respect, l’égalité et l’épanouissement.
En 1909 est célébrée la première Journée nationale de la femme aux États-Unis le 28 février.
En 1910, l’Internationale socialiste réunie à Copenhague instaure une Journée de la femme internationale en faveur des droits des femmes, de leur accès au suffrage universel.
En 1911, la Journée internationale de la femme est fêtée dans plusieurs pays simultanément en Allemagne, en Autriche, au Danemark et en Suisse.
En 1913-1914, les femmes russes célèbrent, à leur tour, leur première Journée internationale de la femme.
Le mouvement féministe fait de cette Journée la célébration de la revendication des droits des femmes et leur participation au processus politique et économique.
Education, rémunération, vie publique
Selon les estimations de la Banque Mondiale,
• 64 % des 867 millions d′adultes qui ne savent pas lire aujourd′hui sont des femmes.
• la majorité des 113 millions environ d′enfants âgés de 6 à 11 ans non scolarisés sont des filles. Des recherches montrent que 60% des jeunes non scolarisés sont des filles.
• Les femmes instruites disposent d′opportunités économiques plus nombreuses et sont davantage impliquées dans la vie publique. Elles ont tendance à avoir des enfants en nombre inférieur et en meilleure santé, ces enfants étant eux-mêmes plus susceptibles d′être scolarisés. L′éducation augmente également la capacité des femmes et des filles à se protéger contre le VIH.
• Une augmentation de 1% du nombre de femmes ayant reçu une éducation secondaire conduit à une augmentation de 0,3 % du revenu par habitant.
• Les femmes sont prédominantes dans les emplois faiblement rémunérés et reçoivent une rémunération inférieure de 20 à 30 % à celles des hommes.
Et la violence contre les femmes?
La violence physique infligée par le partenaire intime est la violence la plus fréquente à l’égard des femmes. En moyenne, au moins une femme sur trois est battue, victime de violence sexuelle ou autrement maltraitée par un partenaire intime au cours de sa vie.
Le viol et la violence conjugale représentent un risque plus grand pour une femme âgée de 15 à 44 ans, que le cancer, les accidents de la route, la guerre et de paludisme réunis.
On estime que, dans le monde entier, une femme sur cinq sera victime de viol ou de tentative de viol au cours de sa vie.
Entre 250.000 et 500.000 femmes ont été violées au cours du génocide du Rwanda de 1994; entre 20.000 et 50.000 femmes ont été violées pendant le conflit de Bosnie.
L’Unicef à l’occasion de cette journée rappelle l’horreur que certains conflits réservent aux femmes avec une vidéo à regarder sur Daily motion.
La honte et la peur : Une étude de l′OMS datant de 2005 effectuée sur 24 000 femmes de dix pays différents conclut que 55 % à 95 % des femmes qui avaient fait l′objet de violence physique conjugale n′ont jamais contacté la police, une ONG ou un refuge pour obtenir de l′aide.
Violence sexuelle et VIH : L′un des effets de la violence sexuelle est la fistule gynécologique traumatique, blessure résultant du déchirement des tissus vaginaux qui rend les femmes incontinentes et socialement indésirables. La plupart des témoignages de fistule viennent de la République démocratique du Congo. La prévalence de la violence et celle du VIH sont liées. Un rapport sexuel non désiré a pour conséquence un risque d′abrasion et de saignement plus élevé et une transmission plus facile du virus. Les femmes battues par leur partenaire ont 48 % de chances de plus d′être infectées par le VIH.
« Dans certains pays et dans certaines communautés, des gens font bouger les choses. Aujourd'hui, à l'occasion de la Journée internationale de la femme, nous saluons le courage
de ces femmes et de ces hommes. Nous devons nous joindre à eux. » (Message du Directeur exécutif de l'ONUSIDA)
Mise en ligne Maurice chevrier, Santé log, le 7 mars 2009
un exemple en RDC( république démocratique du Congo)
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05.03.2009
cet article me scandalise !
De la bousculade à la violence conjugale
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La « mode » (car c'en est incontestablement une) de poursuivre toutes les formes de violences conjugales donne à ce propos un nouveau contour judiciaire.
Prenez le cas de Jamel*. Quand on lui signifie à la barre qu'il est prévenu de coups sur sa femme et l'une de ses filles, il est de ces regards et de ces pensées dont il vous est facile de deviner les sous-entendus. Ces mal-pensants auraient-ils raison ? Jamel va fêter ses 68 ans la semaine prochaine et vit en périphérie dijonnaise une paisible retraite de cheminot. Il est certes en instance de divorce d'une femme compatible en âge, épousée il y a bien longtemps et dont il a 2 filles dont l'une est étudiante en médecine et l'autre en gestion.
En juillet dernier, il s'est mis en colère car sa femme et l'une de ses filles voulaient aller à Dijon.
La colère étant mauvaise conseillère, il a vociféré qu' « elles allaient draguer alors qu'elles feraient mieux de nettoyer la maison et de faire le ménage ».
Ces propos-là conduisant vite à plus graves actions, une bousculade suit avec chocs contre les murs. L'une des filles pense que l'homme a un couteau, court chercher une bombe lacrymogène. Echauffourée, cris et presque hurlements.
Constitution de dossier
Les deux filles se sauvent vers le bar d'en face, ameutent les clients dont certains, avides de se mêler, comme il est de coutume, de ce qui les regarde peu ou pas, finissent par alerter les gendarmes. Et, soyons justes, il n'est pas certain que le fait que Jamel s'appelle Jamel soit pour rien dans la suite des événements, à savoir demande de certificats médicaux aux « victimes », rédaction de procès-verbal, transmission au parquet, audience (vaine) devant le délégué du procureur et enfin comparution en solennel tribunal correctionnel pour violence sur conjoint et violence légère sur la fille, le tout sans incapacité de travail puisque les certificats n'en mentionnent pas.
Tout respect gardé pour la justice et ses juridictions, la « partition » de ces sortes de dossiers donne lieu à une petite symphonie d'audience aux accents connus.
Me Delphine Baldini, partie civile, insiste sur le fait que le contentieux du jour n'a que peu de parenté avec la procédure de divorce et ne peut moins faire que de rappeler le respect dû aux femmes épousées ou non.
Le ministère public requiert tout de même 1 mois de prison avec sursis pour violence à conjoint et 120 € d'amende pour violence à la fille. Me Thérèse Gambier, en défense, rappelle que les certificats médicaux, rédigés deux jours plus tard, sont vierges de toute incapacité, que la police, alertée par les gens du bar d'en face, n'a trouvé aucun désordre dans la maison et pas la moindre trace de rixe violente, et enfin que le casier de l'homme poursuivi est exempt de toute condamnation.
Sagement et silencieusement assises sur le banc des parties civiles, l'épouse et la fille semblent patiemment attendre un verdict, qui, en toute hypothèse, ne va pas bouleverser notamment leur existence du lendemain : l'une est quasiment divorcée officiellement et en domicile séparé depuis longtemps, l'autre est majeure et étudiante.
C'est en ces moments-là que d'aucuns se prennent à méditer sur les « grandeurs et servitudes » des professionnels de justice dont la vocation de juger les autres n'avait peut-être pas envisagé de se préoccuper d'aussi banales scènes de la vie contemporaine. C'est ainsi : la justice, égale pour tous, doit aussi se préoccuper de tous.
En charge de cet insolite fardeau, le président a déclaré qu'il viderait son délibéré le 11 mars.
Guy THIERRY
http://www.bienpublic.com/actu/faitsdiv/20090305.BPA7999.html
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26.02.2009
autour du 8 mars
Samedi 7 mars
CAFÉMINITES À BOURG LES VALENCE
au Centre social de l'Allet à 16h30 h deux caféministes sur les thèmes :" Le droit des femmes à disposer de leur corps" / "Les formes de discriminations"
à 20h30 assister au spectacle humour de Rachid et Amine sur les discriminations
Journée organisée par le Centre Social de l'Allet
Dimanche 8 mars
CAFÉMINISTE À MONTÉLIMAR: "arrêtons de jouer avec le sexime" à la MJC, rue Léo Lagrange à 14h30
Livre de référence : « Contre les jouets sexistes » de Mix-cité édité aux éditions « L'échappée »
Vous pouvez aussi ce même jour, le matin assister à la projection du film "Les citronniers " à 11H, le caféministe ensuite suivi à 18h de la projection "Dans la vie" débat avec le réalisateur du film Philippe Faucon
Jeudi 12 mars à 20h30
THÉÂTRE ÀROMANS "Women, 68 mÊme pas mort" au théâtre de la Presle à 20h30 par la compagnie Brut de béton. Réservation conseillée au 04 75 71 37 36
Samedi 21 mars
CONFÉRENCE - DÉBAT à ROMANS : « Mai 68, un creuset pour le féminisme moderne » à la maison de quartier St Nicolas à 18h
Suite à la pièce de théâtre: "« Women, 68 même pas mort »"nous vous proposons d'approfondir la question de l'émergence et de l’évolution du mouvement féministe depuis 1968 à nos jourts
Dimanche 22 mars
CONFÉRENCE - DÉBAT à MONTÉLIMAR à radio M place du Mai à 11h dans le cadre de "parole de femmes, femmes de paroles"
« Le féminisme en mai 68 : une révolution dans la révolution »
Vendredi 27 mars
CAFÉMINISTE à ROMANS : La construction du genre " on ne naît pas femme, on le devient" au café associatif "la Boucherie", rue Pêcherie à 20h30
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23.02.2009
Des petits pots pour son bébé
Des petits pots pour son bébé
Ou de la marche d’une mère devant les portes closes de la solidarité.
Aujourd’hui, sur le pas de la porte de mon immeuble, une femme surgissant de l’anonymat du trottoir s’est accrochée à mon bras, visiblement paniquée. Elle m’explique rapidement qu’elle ne sait pas lire et qu’elle ne comprend pas ce qui est écrit sur la porte du secours catholique à quelques centaines de mètres.
Sur le trajet où je l’accompagne, malgré l’oreille engourdie par la neige et mon envie de rentrer rapidement au chaud, elle m’explique qu’elle vient de Reims, qu’elle a été éloignée de sa ville parce que son mari la battait, comprendre mesure d’éloignement décidé pour elle et ses deux enfants, et qu’elle vient d’arriver dans un petit appartement dans la banlieue d’à coté de Nancy en Lorraine. Elle est en manque de petits pots pour son bébé et a besoin d’aide.
Une fois devant le secours catholique, l’écriteau indique « fermé pendant les vacances », je lui lis et elle s’effondre en larmes. Elle m’explique que chez "Coluche" c’est fermé et que son assistante sociale est en vacances. L’association d’aide aux femmes battues de Reims est bien loin pour l’aider, son avocate aussi depuis que son dossier est plaidé, et elle est là, seule avec un inconnu, planté dans le froid devant cette porte close et la conscience oppressante qu’il lui faut des pots pour son bébé.
Nous allons jusqu’à l’annexe de la mairie de quartier, où j’espère qu’elle trouvera de quoi pallier a l’urgence de sa situation. Si vous vous demandez pourquoi je n’ai pas simplement sortie quelques euros, ou ne l’ai renvoyé a son anonymat, c’est simple, je suis rmiste, je ne les ai pas après le 10 du mois.
J’ai bien appris à ne pas donner ce que je n’ai pas, et aussi appris à repérer ceux que la précarité pousse à mentir pour obtenir quelques euros, et aucun de mes radars à arnaqueur mu par l’indigence n’a sonné ses alarmes devant la consternante franchise de cette femme désemparée.
Et je vous prie de croire qu’avec une vie en banlieue, mon premier réflexe est de ne jamais prendre ce que l’on me dit comme vrai, la norme c’est de commencer par chercher où est l’arnaque.
Mais une fois rendu à la Mairie, la sacro sainte solidarité féminine se résume par une employée qui explique à cette détresse qu’il ne lui reste qu’à rentrer chez elle, et d’attendre que les services dont elle a besoin ré ouvrent. Rien d’autre.
Je lui demande si je peux passer un coup de fil à un ami, plaisantant à moitié sur ce n’est pas mon dernier mot Jean-Pierre. Un ami engagé dans la vie associative solidaire, au cas où une porte quelque part dans ma ville puisse s’ouvrir de manière "urgemment" utile. Même résultat, lui aussi est en vacances et son portable ne répond pas.
Il y a des jours comme ça, où la violence du fonctionnement de la société toute entière semble s’acharner sur l’unicité du destin d’une mère.
On réfléchira sur l’ensemble des intervenants dans la gestion de son drame qui ont justifié leurs salaires, légitimé leur combat contre la violence conjugale, appelé au dons, et même chanté à la télévision, et dont la résultante collective dans leur gestion disparate et sans concertation lui à fait faire chaque pas dans la grisaille Nancéenne vers d’inexorables portes closes.
Chacune de ses foulées laissait dans la neige la trace d’une obstination souveraine, nourrir son bébé. Il est hors de question qu’elle rentre m’explique-t-elle, "j’ai peur de faire une connerie si je rentre sans rien devant avec ses enfants".
Chacune de ses foulées effaçaient aussi, brûlé par ma colère que je gardais loin d’une expression sur mon visage, loin de sa vue d’ancienne femme battue, le sens du mot solidarité du fronton de ma mairie de quartier.
J’ai maudit l’incapacité de cette multitude d’intervenants, cette absence de suivi pragmatique de leurs dossiers, et de constater au travers de cette femme qui leur a fait confiance pour sortir de la violence des coups d’un mari, bien obligée de les croire sur parole faute de savoir lire.
A elle qui a remis son destin et celui de ses enfants à la solidarité organisée à la française, et qui finalement la mène concrètement à ce qu’on lui inflige la violence de n’être qu’un dossier négligé.
Éloignée de sa ville natale, seule avec sa charge d’enfants qui ont faim maintenant, leur estomac n’étant pas encore synchronisé à la lenteur administrative, et finalement obligée de s’en remettre au premier inconnu dans la rue d’une ville qu’elle ne connait pas.
Inconnu qui, et je digresse sur ma personne pour vous permettre de mesurer la subjectivité de mon témoignage et l’ampleur de l’incompétence avec laquelle elle a été conduite.
Avec ma gueule de bagnard mal rasé, j’inspire naturellement une violence dont on préfère spontanément et légitimement s’éloigner. En situation moins extrême elle se serait tournée vers n’importe qui sauf ce à quoi je ressemble. Et le sens même de sa démarche démontre bien qu’elle n’est pas attirée par la violence masculine ni dans une tentation victimaire.
En toute circonstance, amener une situation de femme illettrée et battue Rennoise à livrer la survie de sa famille au premier passant Nancéen n’est pas une méthode admissible de gestion des drames liés a la criminalité dans une société qui prétend à être civilisée.
Et seule l’impasse dans laquelle l’ensemble des promesses qu’on lui a faite et les garanties qu’on lui a donné l’ont amenée à ça.
L’issue à son urgence, nous l’avons finalement trouvée chez la pharmacienne de mon quartier, qui me connaissant a minima comme honnête homme au delà de l’apparence, m’a cru si rapidement que j’ai loué la grâce d’une formation médicale ancrée dans un cœur capable de réagir de manière extra ordinaire à une situation extraordinaire.
Elle a pris des petits pots, des compléments vitaminés, des couches, deux biberons, du lait, de quoi soulager le rhum naissant qu’elle a diagnostiqué dans la foulée, puis demandé le regard complice la promesse convenue que cela reste entre nous.
En partant, du coin du regard, j’ai vu ma pharmacienne mettre de sa poche a sa caisse ce qu’elle ne voulait pas que la mère en détresse voit, l’argent qu’à aucun moment elle n’a demandé. Elle voulait juste de l’aide, pour des petits pots, pour son bébé, en février pendant les congés.
A Nancy, en Lorraine, 16 février 2009, début de l’année du plein fouet de la crise selon les spécialistes.
amicalement, Barbouse.
publié sur le site AgoraVox
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22.02.2009
Violences conjugales : les femmes témoignent...
La première fois qu'il m'a frappée...
En France, une femme meurt tous les trois jours sous les coups de son conjoint. Et chaque année elles sont 500 000 à être physiquement agressées par leur mari ou leur compagnon. Coups, menaces, insultes, harcèlement psychologique. Le couple est parfois un enfer. Le plus souvent, pour le sexe faible, même si des hommes peuvent aussi subir la violence de leur partenaire. Ces drames de l'intimité sont encore tabous. On les dit « vieux comme le monde ». On invoque la fatalité, les pièges de la passion, la misère sociale. Ils touchent pourtant tous les milieux. Et sont le plus souvent recouverts d'une chape de plomb. C'est aussi ce silence qui tue. Celui de l'entourage, celui des institutions, celui des victimes elles-mêmes, terrassées par la honte et la culpabilité. Voilà pourquoi cinq femmes ont accepté de raconter à Claire Fleury le cauchemar qu'elles ont vécu, parfois pendant des années. Parler pour dire que « cela n'arrive pas qu'aux autres », pour faire comprendre quels sont les ressorts de cette violence et pour savoir en déceler les premiers signes, avant qu'il ne soit trop tard ( voir aussi l'interview de la psychanalyste Marie-France Hirigoyen ). Parler pour mobiliser. Pendant la campagne présidentielle, Ségolène Royal s'était engagée à faire voter une grande loi sur les violences conjugales. Entre les deux tours de l'élection, Nicolas Sarkozy s'est, lui, rendu dans un foyer de femmes en détresse. Suivi par François Fillon lors de son premier déplacement officiel. « J'ai voulu, par cette visite symbolique, montrer que mon gouvernement accordera la plus grande priorité à cette question », a déclaré le nouveau Premier ministre. La promesse sera-t-elle tenue ? M .-F. E.
« Il savait me tenir avec un regard »
Véronique, 35 ans, vendeuse dans une épicerie fine à Paris
Elle veut témoigner pour « toutes celles qui n'osent rien dire »
La première fois que Laurent a levé la main sur moi, cétait moins dun an après notre rencontre. On venait de prendre un appartement ensemble à Paris. Il ma donné un coup de poing au visage, mais pas un coup franc, un coup maladroit. Il était sous le choc. Alors jai culpabilisé. Jétais plus désolée pour lui que pour moi. Pendant quinze jours, je nai pas osé sortir de la maison. Les tonalités des ecchymoses, je les connais. Ça passe du bleu au vert puis au jaune
Les disputes portaient presque toujours sur sa relation aux autres. Laurent est un introverti. Il travaille dans le milieu artistique mais par procuration. Il aurait voulu être un artiste, mais il est technicien. Dans ma famille, personne ne l'appréciait, mais je ne l'ai su quaprès. Au début, on était tout le temps collés ensemble. Pourtant, au bout de trois mois, j'ai compris que nous n'étions pas faits lun pour lautre. Je l'ai quitté souvent, mais à chaque fois il arrivait à me récupérer. Il était très manipulateur : il me faisait sans cesse des reproches, mais il savait aussi se montrer doux et attentionné. Je pensais que je pouvais l'aider à changer
.La deuxième fois qu'il ma frappée, c'était quatre ou cinq mois après son premier coup de poing. Jai dit à mon entourage que j'avais été agressée à un distributeur de billets. La fois suivante, j'ai raconté que j'étais tombée en nettoyant les vitres et que je m'étais prise la clenche de la fenêtre . J'ai menti à mes parents, j'ai menti à mes amis. Pourtant j'ai de la personnalité, du caractère. Mais, quand on est « dedans », c'est un monde complètement parallèle. Laurent ne s'est jamais excusé. Il disait seulement : « Cest dommageable. » Il disait aussi que c'était ma faute. Il fallait que je fasse attention à mes mots. Au bout de deux ans, je me suis réfugiée chez une amie pendant deux mois. Il m'appelait, il retournait la situation. « Tes trop violente avec les mots » ; « Va te faire soigner » ; « Tes une malade ». Il disait aussi qu'il m'aimait, qu'il était malheureux.
Alors je suis revenue. On apprivoise la violence, on vit avec. Et puis il ne touchait plus au visage, seulement le corps. Mais entre ces scènes il y avait le quotidien. Il savait me tenir. Il avait un regard
.Rien que le timbre de sa voix me faisait peur. Je sentais quand ça montait. Cétait toujours dun ton monocorde, et puis ça dégénérait. Il se crispait, il serrait les dents, il avalait sa salive, et ça partait. Jai fait une dépression nerveuse.
Je suis restée enfermée chez moi pendant un mois et demi. Pendant toutes ces années, je me réfugiais dans la nourriture et j'ai pris quinze kilos. Lui était en pleine forme. Il était tout le temps en train de se regarder dans la glace. « Je suis beau mec, non ? »
Il jouait là-dessus. Je me sentais tellement dévalorisée. On nous invitait de moins en moins. Je me suis isolée dans cette relation. Il n'y avait plus que lui. Après chaque séparation, on arrivait à se parler, on avait de grandes conversations, on évoquait la violence. J'avais toujours l'espoir qu'il change. Mais ça recommençait. Partout, tout le temps. En fait, il me frappait sans cesse. La dernière fois, c'était le 4 juin 2006. Jai saisi un bougeoir et je lui ai dit : « Cette fois, je vais me défendre. » Il ma répondu : « C'est moi qui domine », m'a donné un coup de poing au visage et ma dit : « Va saigner ailleurs, tu en mets partout. » Puis il s'est installé devant son ordinateur comme si de rien nétait. On habitait au cinquième étage. La fenêtre était ouverte, je me suis approchée du vide. J'ai pensé : si je saute, c'est fini, je suis libérée.
Et puis j'ai pensé à toutes les fois où j'avais tenté de le quitter. Finalement, jai pris le téléphone et jai appelé le 17. Je pleurais, je n'arrivais pas à parler. Il m'a arraché le combiné et a dit à la police : « Je viens de frapper ma nana. Je ne veux plus delle. Venez la chercher. »
« Personne n'imaginait mon enfer »
Nathalie, 40 ans, comptable, l'allure dun ex-top model, a quitté son mari après quinze ans de coups
Je suis loin dêtre bête, j'ai un bon niveau détudes, j'ai des amis et des relations, et pourtant j'ai accepté dêtre humiliée et battue. Comment jai pu le supporter pendant quinze ans, je suis toujours incapable de le comprendre. La première fois que vous êtes frappée, vous avez du mal à le croire. Les gifles, les coups de pied, vous pensez que c'est un cauchemar. Ce nest pas facile de se dire que l'on aime celui qui vous fait tant de mal. Après les coups, mon mari pleurait. Cest émouvant, un homme qui pleure. Pour se faire pardonner, il m'offrait de très beaux cadeaux, des vêtements de marque, des voyages. Les réconciliations se passaient toujours au lit. Après, c'était merveilleux. Chaque violence amenait une période totalement sereine, délicieuse. On avait un cycle. Je savais gérer la violence. C'était comme un mauvais moment à passer pour avoir droit au bonheur. Ou peut-être que c'était linverse, sans doute parce que mon ex-mari, lui, ne supportait pas le bonheur. Quand on arrivait à un stade de plénitude, il fallait qu'il casse tout. On a essayé de voir un psychologue. Mais il a refusé de continuer. Pour notre entourage, nous étions un couple en dents de scie, mais personne ne se doutait de ce que je subissais. Nous étions enviés, il était très fier de moi, jétais son joyau, la plus belle pièce de sa collection. Les dernières années, les cycles sont devenus de plus en plus rapides. Et puis il y avait les insultes, les gestes dégradants. Un jour, il m'a jeté la litière du chat au visage. Quand je me rebiffais, il me punissait. Il me privait de chéquier ou de voiture. Quand j'ai décidé de suivre une formation, il m'a interdit laccès à son bureau. Je devais donc étudier au milieu du salon. Et il mettait alors la télé à fond. Les derniers jours avant mon départ, il m'empêchait de manger. Il me retirait mon assiette devant notre fils. Et je devais rester debout devant la table. Comme il sentait que je lui échappais, il me provoquait sans cesse. J'étais à bout, je l'ai giflé, il m'a accusée dêtre violente. J'ai eu peur de plonger à mon tour dans la violence.
Alors je suis partie, en plein l'hiver. Je suis allée à la police ; je me suis retrouvée devant des fonctionnaires complètement indifférents à ma détresse. Ils ont résumé ma situation à un abandon de domicile conjugal, et ils mont emmenée dans un foyer d'urgence pour SDF. J'ai contacté des associations. Une seule a compris ma situation, celle d'une femme qui gagne trop pour être aidée, mais pas assez pour s'en sortir. Aujourdhui, il me reste 200 euros par mois pour vivre. Mais jamais plus on ne lèvera la main sur moi.
« Les hommes ne se rendent pas compte »
Monique, 39 ans, mère de quatre enfants, vit depuis trois semaines dans un centre dhébergement d'urgence
Michel, je crois qu'il me cherche. Je le vois partout. Quand je sors en ville et que je vois quelqu'un en vert, jai peur. Il a toujours porté un blouson vert. Au début, il m'appelait sur mon portable, ou il faisait appeler le petit ou l'aînée.A plusieurs reprises, il a apporté des lettres au foyer. Il ma écrit « Reviens », « Je te fais de gros bisous ». Mais cest fini. Cette fois, je suis décidée à le quitter.
Ça a duré quinze ans et ça a commencé tout de suite, dès que je suis tombée enceinte. Lors de mon premier accouchement, il a fait une crise à la maternité. Il a été convoqué par le juge, mais au bout de quinze jours il a recommencé. Alors le juge a mis le bébé en pouponnière. Tous mes enfants sont placés, en sécurité. C'est toujours après mes accouchements qu'il est très violent. Je ne sais pas pourquoi. Pourtant il les aime, ses gosses. Et il les a voulus. Mais il n'a pas supporté que je consacre plus de temps à mes bébés quà lui. Mes parents sont morts quand j'étais toute petite, alors j'ai donné le plus d'amour possible à mes enfants, mais pour lui c'était trop. Il n'a pas honte de me frapper. Il dit que c'est toujours ma faute. Mais ça va mal finir. Un jour, je prendrai un couteau. Pourtant je n'aime pas les armes. [Monique fond en larmes.] Je suis arrivée au foyer dans la nuit. J'avais appelé la police avec mon portable. Il n'y avait que ça à faire, sinon ce serait parti en drame. Jai entendu que, pour des couples, ça se termine par un meurtre. Pour un petit truc, rien du tout, ils arrivent à tuer leur femme. Les hommes ne se rendent pas compte.
« Au début, jai cru que cétait la passion »
Valérie, 44 ans, sest « enfuie » en janvier dernier avec ses trois adolescents
J'ai rencontré mon mari il y a vingt-deux ans. Un coup de foudre. Dès le départ, il a été presque violent, mais ça pouvait passer pour du jeu amoureux. En tout cas, c'est comme cela que je l'ai pris. Notre relation a toujours été très passionnelle. Marc était très respectueux de moi, mais il était très jaloux. Maladivement jaloux. Il était aussi très susceptible. Il avait une mainmise totale sur ma vie. Il m'a peu à peu coupée de mes amis et de ma famille. C'était facile. La plupart vivent à l'étranger. Mais nous partagions tout. Nous étions très proches, nous sortions beaucoup. Il était cadre dans une grande entreprise et nous vivions dans un 180-m2 dans un beau quartier. Il était très exigeant sur mes tenues, mon physique. Il fallait toujours que je sois impeccable, irréprochable. Avant la naissance de nos enfants, il a fortement manifesté sa crainte de les voir arriver. Quand jétais enceinte, cela se voyait à peine. Comme si javais entendu son angoisse. Après, j'ai pris complètement en charge les enfants, je me suis arrangée pour que Marc ne soit pas dérangé dans son rythme de vie. Mais il était de plus en plus souvent difficile. Et puis sont venus les coups. C'était il y a huit ans. Nous habitions alors une maison dans une banlieue chic. Un soir, il m'a projetée dans un escalier et l'un de mes orteils sest cassé. Il a refusé de m'accompagner à l'hôpital et m'a confisqué les clés de ma voiture. Alors je suis partie à vélo. Je nai rien dit au médecin qui m'a examinée. Pourtant, il ne voulait pas croire que je métais blessée toute seule. Pour moi, Marc avait des circonstances atténuantes. Il travaillait beaucoup. Il avait beaucoup de responsabilités. Quand il s'énervait, je me contrôlais toujours. Quand il me provoquait, je ne répondais pas. En 2004, il m'a battue à coups de poing. Je m'étais réfugiée dans les toilettes. Il a défoncé la porte. Jai eu le bras tout noir et des côtes cassées. Je nai rien dit, une fois de plus. Mais jai fait chambre à part. Pour préserver la vie des enfants, je nenvisageais pas de me séparer. Nous avions une vie stable. Ça tournait. Si je m'étais interrogée sur ma vie, tout se
serait effondré. Un an plus tard, il revenait d'un voyage daffaires, il était à nouveau dans une phase fragile. Après une remarque
anodine, il s'est jeté sur moi. Les petits étaient là, ils m'ont vue blessée. Pour la première fois, je suis allée au commissariat. Mais jai eu peur des conséquences.
Alors j'ai seulement fait une main courante. Un peu plus tard, je suis partie avec mes gamins. Et j'ai fini par porter plainte pour mauvais traitement. Aujourdhui, j'ai retrouvé un travail. Au foyer, je me suis reconstruite avec mes enfants. Mais le juge vient dordonner leur retour au domicile familial, chez leur père, en attendant l'issue dune enquête sociale. C'est à nouveau langoisse et le cauchemar.
« On pardonne, et puis ça recommence »
Marie, 23 ans, résiste à son compagnon, qui veut la « récupérer »
Je suis maman d'un petit garçon de 1 an. Il est avec moi dans la chambre. Maintenant, il n'y a que lui qui compte.
Je ne veux plus entendre parler des hommes, jai trop souffert. J'ai à peine plus de 20 ans, mais j'ai limpression dêtre très vieille. Mon gros souci, c'est les hommes et l'alcool. Dabord, j'ai rencontré Karl, un ancien légionnaire qui avait fait la guerre du Golfe. Il buvait. Cétait des gifles, des injures, il me mettait plus bas que terre. Je lui ai dit : « Je taime, mais je veux que tu arrêtes de boire. » Il la fait. Ça a été merveilleux pendant six mois. Et puis il a recommencé
Deux ans plus tard, jai rencontré François, le père de mon fils. Il avait 31 ans, déjà quatre enfants, et il était chauffeur routier. Lui aussi buvait. Au début, il se contentait de donner des coups de poing dans les murs. Il me disait : « Je préfère ça plutôt que taper sur toi. » Il me criait dessus aussi. Je savais trop ce que l'alcool peut faire aux hommes, jai pris peur et je suis partie. Il a arrêté de boire. Je suis revenue. Mais il m'insultait, des mots horribles. Alors je me suis enfuie chez ma cousine. Puis j'ai accouché. Je l'ai appelé pour le prévenir, cest quand même le père de mon fils. Après la naissance, on a revécu ensemble. Mais pour lui il n'y avait que le sexe qui comptait. Il me faisait mal pour rien. Et puis pendant quatre mois il m'a forcée à coucher avec son cousin, son meilleur ami, avec tous ses potes. Un jour, dans le parking, il a failli me rouler dessus avec sa voiture. Exprès. Depuis, je ne suis plus retournée chez nous. Ça fait trois semaines que je suis au foyer, mais je n'ai pas porté plainte à cause de notre fils. Maintenant, François ne boit plus. Il essaie de me récupérer.
L'autre jour, il est venu au foyer. Il s'est mis à genoux devant les éducateurs. Il a pleuré. Mais c'est fini. Je suis sortie du cercle vicieux de la violence. A l'association Solidarité Femmes, il y a une affiche qui m'a beaucoup aidée. On y voit un couple qui se dispute, l'homme sen va, puis il revient, la femme pardonne, et ça repart. Je me suis vue avec François. J'ai compris que, si je retournais avec lui, ça recommencerait.
Claire Fleury
Le Nouvel Observateur
http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2222/articles/a346346-la_premi%C3%A8re_fois_quil_ma_frapp%C3%A9e.html
10:08 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
18.02.2009
A Mexico, on essaie de joindre l’utile et l’agréable
A Mexico, on essaie de joindre l’utile et l’agréable pour la Saint-Valentin. Ce 14 Février 2009, plus de 40 000 personnes ont rendez-vous sur le Zocalo, la place centrale de ville, afin de battre le record du Guinness Book du plus grand nombre de baisers simultanés, mais aussi pour promouvoir la tolérance sexuelle et combattre la violence conjugale.
http://www.streetreporters.net/views/1982--mexico-city-42000-personnes
10:32 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13.02.2009
HLM: deux mesures en faveur des personnes divorcées ou victimes de violences
mardi 10 février 2009
L'Assemblée nationale a adopté, dans la nuit de lundi à mardi, deux mesures assouplissant les conditions de ressources et d'attribution d'un logement social pour les personnes en instance de divorce ou victime de violence conjugale. La première disposition, adoptée à l'unanimité, "introduit des règles plus souples quant aux conditions de ressources pour l'attribution d'un logement pour le conjoint d'un couple en instance de divorce ou lorsque celui-ci est victime de violence conjugale". L'autre mesure, également adoptée à l'unanimité, ajoute "les victimes de violences conjugales aux personnes prioritaires pour l'attribution d'un logement social".
10:06 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Chahrazad : "un symbole des violences faites aux femmes".
Amer Butt condamné à 20 ans de prison pour avoir grièvement brûlé Chahrazad
La cour d'assises de Seine-Saint-Denis a condamné jeudi à vingt années de réclusion Mushtaq Amer Butt, 28 ans, pour avoir grièvement brûlé en novembre 2005 son ex-petite amie Chahrazad.
Le jeune homme d'origine pakistanaise a été reconnu coupable de "tentative d'assassinat" après trois heures de délibéré et trois jours de débats. Il n'a pas montré de réaction à l'énoncé du verdict tandis que la jeune fille éclatait en sanglots.
L'avocate générale Camille Palluel avait demandé à la cour de sanctionner l'"immolation" de Chahrazad Belayni d'une peine qui ne soit "pas inférieure à 20 ans", estimant que M. Butt avait "annoncé, ruminé et préparé" son "projet de mise à mort".
Plusieurs témoins ont fait état de menaces de mort et un ami proche de l'accusé lui-même a rapporté l'avoir entendu dire qu'il souhaitait "la marquer", avait-elle rappelé dans son réquisitoire.
L'accusé, qui s'était constitué prisonnier en novembre 2006 au Pakistan, affirme n'avoir pas voulu tuer celle qui lui avait demandé de "sortir de sa vie" alors qu'il souhaitait l'épouser. Son intention première était de s'immoler par le feu, a-t-il expliqué. Quelques semaines avant, il avait tenté de se suicider.
Il est allée à la rencontre de Chahrazad le 13 novembre 2005, dans une rue de Neuilly-sur-Marne alors qu'elle se dirigeait vers son travail. D'après la victime, il lui a dit: "Je vais te tuer". Puis l'a aspergée d'essence, l'a enflammée et s'est enfui.
Chahrazad n'a dû son salut qu'à l'intervention d'un riverain. Hospitalisée dans un état critique, le corps brûlé à 60%, elle souffre d'importantes séquelles physiques et psychologiques. En 2006, elle a tenté de se suicider.
"Je voudrais savoir pourquoi ? parce que j'ai pas de haine, je suis pas méchante", a demandé Chahrazad jeudi à l'accusé, sans obtenir de réponse.
Mme Palluel a salué le "courage" et la "force de vie" de cette jeune fille d'aujourd'hui 21 ans, qui s'efforce de masquer avec sa chevelure épaisse les marques visibles des blessures à son visage. Le verdict doit l'aider "à faire disparaître ce sentiment si prégnant d'une culpabilité qui n'a pas lieu d'être", a espéré l'avocate générale.
Toujours incapable de regarder la victime, l'accusé a de nouveau imploré jeudi son pardon. "C'est au-dessus de moi", a-t-elle lâché en sortant en larmes, très éprouvée par ce procès, qu'elle aurait voulu à huis clos.
"Je me sens misérable devant sa peine", "je ne peux pas la regarder, j'ai honte", a encore dit l'accusé.
Selon une expert-psychologue, ce jeune homme aux traits fins, allure d'étudiant sage, a "déchargé" sa "frustration" sur "son objet d'amour" dont il n'acceptait pas d'être "dépossédé". Lui-même explique avoir agi par désespoir amoureux: "Il n'y avait qu'elle dans ma tête".
Décrit comme excessivement narcissique, le jeune homme est l'unique garçon d'une famille pakistanaise de quatre enfants ayant rejoint en 1994 le père installé comme restaurateur en Seine-et-Marne. Il avait rencontré Chahrazad en juin 2004 dans une boutique de mode où il travaillait. Elle y faisait son stage de bac pro secrétariat. Une relation amoureuse était née entre eux.
"L'amour n'a rien à voir", il l'a brûlée par "blessure d'orgueil" parce qu'elle lui "résistait", a estimé l'avocate générale en s'appuyant sur les expertises psychologiques.
Pour l'association "Ni putes ni soumises" dont la victime est devenue vice-présidente d'honneur, Chahrazad est "un symbole des violences faites aux femmes".
09:57 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21.01.2009
"Women in Art"
Cette vidéo, téléchargée sur de nombreux sites vidéo collaboratifs, a créé une vraie euphorie sur le web. Rien que sur le site YouTube, elle a été visionnée par plus de 5,3 millions visiteurs et elle a suscité plus de 10.000 commentaires endéans 2 mois. Elle est référencée sur des centaines de blogs à travers le monde.
Cette vidéo est un vrai chef d'oeuvre d'art digital sur les plans de la maîtrise technique et de la créativité artistique.d'autres vidéos intéressantes, sont accessibles sur YouTube,
d'autres vidéos à voir ici :

12:45 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.11.2008
le 25 novembre
Dans le cadre de la journée mondiale pour l élimination des violences à l'egard des femmes
Le Collectif des Droits des femmes de la ville organise une soirée-débat autour de la projection de 4 des 10 films du Poissons, suivie d'un débat .
le mardi 25 novembre à 20h au bar de la MJC Robert Martin.
Ce débat sera animé par Françoise Maquin,membre du collectif "Contre-coups" et du collectif "Rupture"
les films sont visibles ici : http://www.dailymotion.com/playlist/xqbwc_eglantinelebacq_violences-conjugales
rajout de l'album photo de cette journée
10:29 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

