15.02.2007

conférence-débat

medium_IMGP0267.JPGUne quinzaine de personnes était là pour accueillir Judy DA SILVA pour ce moment de partage d'expériences.

nous avons abordés les differentes formes de violences (psychologiques, physiques, financières...) , l'isolement social  dans lequel peut se trouver une victime et  le long parcours de la reconstruction.

Son combat contre les violences conjugales, amène Judy DA SILVA à rencontrer toute association ou structure qui lutte contre ce fléau à travers les conférences qu'elle anime dans toute la France afin de mobiliser, sensibiliser et réveiller les consciences.

Lors de cette conférence des échanges ont eu lieu sur des questionnements et des témoignages personnels, moments forts qui nous démontrent que c'est un réel problème destructeur et qui touche plus de personnes que l'on croit.

 Nous regrettons le manque de participation citoyenne ainsi que l'absence des élus concernés et des structures sauf le planning familial représenté par Mme Michelon.

 l'apéro dinatoire qui a suivi cette conférence a permis d'aborder des situations et des experiences plus personnels et intimes entre participants.medium_IMGP0273.JPG

05.02.2007

conférence- débat

 

le collectif organise toujours un action une fois par mois afin de sensibiliser et de rassembler de plus en plus de citoyen autour de la problématique des violences conjugales. Calendrier_fma_contre_coups_2007.pdf.

medium_photo-bio.jpgRencontre avec l'écrivaine Judy DA SILVA

qui animera une conférence "comment sortir des violences?"

vendredi 09 février à 18h30 à la MDQ St Nicolas suivi d'un apéro dinatoire.

l'auteur nous propose aux éditions mémoires de plume, un guide pratique sur le harcélement et les violences conjugales, de la rélité du fléau, les causes, les effets, les solutions, que faire!?

 

25.01.2007

et les enfants dans tout ça?

Café-débat du 16 janvier 2007

animé par Françoise Maquin.                Compte_rendu_cafe_debat.2.doc

medium_images.5.jpgLa cause des enfants était au coeur du débat ce soir là autour du thème quel présent subissent-ils? quel avenir vont-ils construire?

beaucoup d'échanges, de témoignages boulversants mais aussi de colères exprimées ont animé ce moment convial.

On retiendra de ce débat:

  • L'enfant considère son foyer comme un bouclier contre les dangers exterieurs. quand le danger vient de l'intérieur (lors de violences conjugales par exemple) il ne sent donc plus protégé et se trouve alors en danger. Malgré les idées reçues, tout enfant témoin de ces violences est lui aussi une victime.
  • l'importance de communiquer avec ses enfants sur les violences subies, ne pas les cacher ni les minimiser.
  • il existe souvent une surprotection du garçon envers sa mère quand celle-ci décide de reconstruire sa vie.

le café-débat est un outil très interressant, il permet une convivialité, la possibilité d'être un petit groupe presque dans l'intimité, et favorise la prise de parole de personnes qui habituellement sont  spectateurs.

tous les participants ont apprécié cette manière de se rencontrer,  un autre café-débat se fera donc prochainement.

22.01.2007

L'abbé Pierre: une vie de combats

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Une vie de combats en faveur des démunis en ont fait l'une des figures les plus appréciées des Français. L'abbé Pierre, dont l'appel de l'hiver 1954 avait déclenché "l'insurrection de la bonté", n'a jamais cessé de s'attaquer au mal-logement et à la "maladie de l'indifférence".
L'abbé Pierre est mort lundi matin à l'hôpital militaire du Val-de-Grâce à Paris


 Voici l'appel intégral lancé le 1er février 1954 sur l'antenne de Radio Luxembourg -devenue RTL depuis- après la mort par hypothermie aux premières heures de ce jour-là d'une sexagénaire expulsée de son appartement sur le trottoir du boulevard Sébastopol à Paris:
"Mes amis, au secours...
"Une femme vient de mourir gelée, cette nuit à 3h00, sur le trottoir du boulevard Sébastopol, serrant sur elle le papier par lequel, avant hier, on l'avait expulsée...
"Chaque nuit, ils sont plus de 2000 recroquevillés sous le gel, sans toit, sans pain, plus d'un presque nu. Devant l'horreur, les cités d'urgence, ce n'est même plus assez urgent!
"Ecoutez-moi: en trois heures, deux premiers centres de dépannage viennent de se créer: l'un sous la tente au pied du Panthéon, rue de la Montagne Sainte Geneviève; l'autre à Courbevoie. Ils regorgent déjà, il faut en ouvrir partout. Il faut que ce soir même, dans toutes les villes de France, dans chaque quartier de Paris, des pancartes s'accrochent sous une lumière dans la nuit, à la porte de lieux où il y ait couvertures, paille, soupe, et où l'on lise sous ce titre CENTRE FRATERNEL DE DEPANNAGE, ces simples mots : 'TOI QUI SOUFFRES, QUI QUE TU SOIS, ENTRE, DORS, MANGE, REPREND ESPOIR, ICI ON T'AIME'.
"La météo annonce un mois de gelées terribles. Tant que dure l'hiver, que ces centres subsistent, devant leurs frères mourant de misère, une seule opinion doit exister entre hommes : la volonté de rendre impossible que cela dure.
"Je vous prie, aimons-nous assez tout de suite pour faire cela. Que tant de douleur nous ait rendu cette chose merveilleuse : l'âme commune de la France. Merci !
"Chacun de nous peut venir en aide aux "sans abri". Il nous faut pour ce soir, et au plus tard pour demain:
5000 couvertures,
300 grandes tentes américaines,
200 poêles catalytiques
"Déposez-les vite à l'hôtel Rochester, 92, rue la Boétie. Rendez-vous des volontaires et des camions pour le ramassage, ce soir à 23 heures, devant la tente de la montagne Sainte Geneviève.
"Grâce à vous, aucun homme, aucun gosse ne couchera ce soir sur l'asphalte ou sur les quais de Paris.
Merci!"


Comme ce message semble d’actualité !

Les « don quichotte » de l’hiver 2006 ont appliqué ce message vieux de 52 ans,.medium_imagesCADUJE3U.2.jpg
Serait-ce dire que rien n’a changé ? Serait-ce constater que la France ne s’est pas
Suffisamment saisie de ce message ?

La réponse est, nous le craignons, oui !

Ce combat pour les « sans-abri » rejoint de près le combat pour les logements (du moins la pénurie) d’urgence !
Un exemple ? La semaine dernière, le collectif à été contacté par une mère de famille qui voulait fuir le domicile conjugal dans l’urgence. N’ayant pas d’hébergement d’urgence propre nous l’avons mis tout de suite en lien avec une structure accueillante de Valence. La réponse de celle-ci a été un refus ou plutôt un report !  En effet plus de place en hôtel pour un hébergement d’urgence car le rallye Monté Carlo, avait occupé tous les hôtels de la région ! En conséquence la structure  a demandé à cette femme de différer son départ de 3 jours…. 3 jours où elle se retrouve à la merci de son mari violent !
Voilà la réalité d’aujourd’hui.

Nous rendons hommage à l’abbé Pierre, son message de tolérance et de solidarité restera gravé dans le marbre et dans nos cœurs. Nous espérons que, chacun d’entre nous, se sentira concerné par ces messages et continuera à agir dans ce sens, que cette mort qui nous rend triste, qui nous touche soit détonateur d’un nouveau souffle pour la prise de conscience collective.

Au revoir et merci monsieur Henri Grouès, dit Abbé Pierre.

 

20.01.2007

année 2007

Le collectif continue sa lutte contre les violences en mettant en place des actions et  très prochainement un programme des 3 mois à venir sera disponible ainsi que le compte-rendu du café-débat du 16 janvier 2007.

des bruits qui courent

Notre collectif serait issu du "collectif droit des femmes" de la ville et serait donc l'appendice de celui-ci.

il nous semble donc important de remettre les choses dans leur contexte:

Le collectif emerge d'une volonté affichée de la maison de quartier St Nicolas de favoriser depuis quelques années déjà, la parole des habitants.

Sans cet espace de Conscientisation, les paroles des habitantes ne seraient restées qu'a l'état de discussion informelle sur la terrasse.

De plus pour pouvoir mettre en place des actions de sensibilisations, faire intervenir des professionnels, organiser la communication necessaire, la maison de Quartier nous soutien financièrement car même si nous avons obtenus 300€ du concours du projet citoyen, notre budget prévisionnel pour 2007 s'élève à 3000€ ( budget validé ou non lors du prochain CA de la MQ).

Nous revendiquons donc le fait d'appartenir à la démocratie participative et si lien il y a avec le collectif "droit des femmes" de la ville, c'est dans le cadre des invitations que nous nous adressons mutuellement  lors de nos actions  .

 

 

19.01.2007

billet d'humeur

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Le Cabarnaval 2007

Une initiative qui nous semblait interressante , puisque le thème de cette année était: "voix des femmes, paroles d'elles". Des ateliers chant, photo et écriture étaient proposés à toutes les femmes de Romans. Nous avions décidé en tant que collectif d'utiliser ces espaces d'expression et de libération par la parole.

Mais à notre grand regret, les soirées du cabarnaval et en ce qui nous concerne celle du 08 mars,  sont payantes!  à titre indicatif: 35€70!!  Même si la gratuitée est accordée aux participantes des ateliers, cela ne nous semble pas suffisant pour être un acte significatif en regard des droits des femmes. De plus nous sommes en désaccord sur la non mixité territoriale dans les ateliers. Le centre ville d'un côté la monnaie de l'autre!

Le collectif se retire donc de ce projet. Cette position n'engage que les membres du collectif et non les femmes du quartier.

18.12.2006

journée d'échanges

medium_picture151.jpgUne vingtaine de personnes est venue le jeudi 14 décembre à cette journée d'échanges animée par le CHRS l'Olivier de Valence.

lire le compte rendu ici

Que peut-on en dire?

Les partenaires de Romans ont bien répondu présents: quelques habitants, Oasis, CMS la Pavigne, TRAM, planning familial, élues locales... A notre grand regret, aucun partenaire oeuvrant dans  le logement d'urgence, pourtant problématique majeure dans la lutte contre les violences conjugales. 

  • Beaucoup d'interactions dans les débats, même s'il existe encore des idées reçues, des clichets et des barrières à faire tomber. En effet on parle encore de co-responsabilité de l'auteur et de la victime, de profil type de victime (fragilité, précarité...)
  • Nous avons appris que la procédure d'éviction dans la Drôme est à titre expérimentale et semble peu appliquée. de plus il existerait pour cette procedure une graduation des violences: de légères à aggravées!! Ce qui revient à dire que seule la violence physique est prise en compte, encore faut-il  qu'elle soit visible et sanguinolante!!!!

Nous espérons que cette rencontre ne restera pas de "l'occasionnelle" car il devient indispensable de créer un réseau fort sur Romans afin que les disfonctionnements ne perdurent pas.

prochain RDV: le 16 janvier 2007

24.11.2006

Violences conjugales: FRANCE 5

une vidéo à voir

23.11.2006

logement d'urgence

medium_logement.jpgPour les victimes de violences conjugales qui désirent mettre fin rapidemment à leur situation, la séparation d'avec le conjoint est une étape importante. Elle pose la question d'un autre logement que celui du couple. Partir rapidement parce qu'il est impossible de cohabiter, parce que la peur est omniprésente, parce qu'il faut se protéger de futures violences phisiques, verbales ou psychologiques.

la réponse à cette urgence peut être parfois déconcertante, comme nous avons pu le rencontrer lors de nos accompagnements: pas de place dans les logements existants sur la ville et sur le département de la Drome.Pourtant la ville de Romans est engagée depuis quelques années déjà pour accueillir les personnes seules ou famille en très très grande difficulté et à ce titre 250 logements d'urgence existent! problème de rotation nous dit-on ,qu'est ce que l'urgence alors? Une urgence dure t'elle plusieurs années? existe t'il un problème dans l'accompagnement sociale de ces personnes ? Le parcours résidentiel pour certains s'arrête donc dans ces logements d'urgence?

Néanmoins, avec l'accompagnement du collectif, une personne victime de violences conjugales va pouvoir aujourd'hui quitter son domicile conjugale, pour aller dans un logement et ne plus vivre dans la peur au quotidien. Mais ce fut un vrai parcours du combattant pour cette personne! et pour Nous! Après une rencontre avec l'élue au logement, avec l'assitante sociale, avec le bailleur social, tout a été mis en place pour répondre à cette urgence.

Satisfait? oui, mais inquiet que cela ne reste qu'une exception et non une procédure à suivre pour les futures situations similaires.medium_logement2.jpg

soirée ciné

medium_DSCN0008.JPG une trentaine de personnes est venue voir le film  mardi soir à la maison de quartier et 20 sont restées pour participer au débat.

"ne dis rien" est un très bon film qui traite avec intelligence les violences conjugales sans être trop "choc", sans tomber non plus dans la sensiblerie.

Il fut un bon outil pour le débat qui suivait où chaque participant à pu s'exprimer et donner son avis sur le film.

Nous avons  aborder differents thèmes tels que: la place de l'enfant dans les violences conjugales, le soutien et l'accompagnement des proches, la detresse de la victime mais aussi l'amour et la dépendance envers son mari violent...

une soirée qui s'est déroulée dans la convivialité et dans ...l'émotion, mais aussi dans la volonté très forte de s'unir pour continuer à combattre ce fléau. Après cette soirée une nouvelle personne est venue intégrer le collectif.

Un seul homme faisait parti des spectateurs mais se sentant en minorité n'est pas resté pour le débat. Ce combat n'est pas qu'une cause féminine, même si les victimes sont majoritairement des femmes, il concerne tout le monde!