21.11.2006
25 novembre: journée internationale
La violence à l'égard des femmes demeure extrêmement répandue dans le monde, quels que soient le pays ou la culture, l'ethnie ou la classe sociale.
De ce fait depuis 1999, l'Assemblée Générale des Nations Unies, à adopté un projet de résolution visant à faire du 25 novembre une journée internationale d'actions contre les violences faîtes aux femmes.
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une journée d'action qui ne paraît pas préoccuper la Drôme, absent du programme officiel de la région rhone alpes
Nous pensons néanmoins qu'une journée ne suffit pas pour lutter contre ce phénomène. En effet c'est au quotidien qu'il faut sensibiliser le plus de personnes possibles à cette forme inacceptable de violence. Mais c'est aussi au quotidien qu'il faut débattre dans l'espace public des réseaux qui ne fonctionnent pas, des difficultés à trouver un logement d'urgence ou le parcours résidentiel qui s'arrête pour certaines personnes dans ce dernier , des structures inadaptées, des réponses maladroites de certains travailleurs sociaux. En tant que collectif nous nous engageons à dire, à dénoncer et à combattre tout ces obstacles que nous avons malheureusement déjà rencontré lors de nos accompagnements.
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20.11.2006
les 3 mois à venir
En Novembre 2006
Mardi 21 novembre à 20h30 projection du film "ne dis rien"
suivi d'un débat animé par Mme LAGARDE, psychologue.
lieu: Maison de quartier ST Nicolas.
En décembre 2006
Jeudi 14 décembre de 9h à 17h, journée consacrée aux violences conjugales
ateliers, film "témoignage", débat... animée par le CHRS l'Olivier de Valence
lieu: Maison de quartier ST Nicolas.
En janvier 2007
Mardi 16 janvier à 18h : caféministe "la souffrance des enfants dans les violences conjugales", animé par Françoise Maquin.
lieu: Maison de quartier ST Nicolas.
Ici pour vos réservations
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08.11.2006
le soutien de Judy Da Silva
Dans le cadre de la journée internationale contre les violences conjugales le 25 novembre, Je viens de réaliser un guide pratique sur les violences conjugales; « Le Harcèlement Conjugal » ( Comment se sortir des Violences Conjugales).
il apporte toute la lumière nécessaire à toutes les personnes qui sont victimes de violences conjugales, à mieux leur faire comprendre la spirale infernale des violences.
Il est également constitué de nombreux conseils permettant à chaque victime de mieux comprendre les violences dans le couple et d’avoir une prise de conscience des effets destructeurs qu’elles peuvent subir.
Il donne également à toutes les personnes fragilisées les étapes à franchir pour s’en sortir d’une situation de violences.
Bien sur la volonté de s’en sortir reste l’élément déterminant d’une thérapie réussie.
Judy Da Silva ( écrivain)
"Nous remercions madame Judy DA SILVA , écrivain, de l'attention qu'elle porte à notre blog. Son livre "guide pratique des violences" viendra bientôt enrichir notre bibliothèque car il semble être un outil supplémentaire à notre mission d'accompagnement , d'information et de mobilisation.
Il n'est pas exclu par ailleurs que dans les mois à venir nous sollicitions madame DA SILVA pour une conférence dans le cadre de nos actions mensuelles. En effet il semble important d'apporter à notre lutte des compétences et des savoirs"
11:50 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
12.10.2006
la violence conjugale n'est pas une histoire d'amour qui a mal tourné
Parler de victimes de violences conjugales induit en préalable de préciser ce que l'on entend par violences conjugales. Je reprendrai ici la définition qui a été retenue par le rapport HENRION rendu public en février 2001 (demande du Ministre de la Santé, Monsieur KOUCHNER, travaux menés par un groupe d'experts dont nous faisons partie en tant que Fédération Nationale Solidarité Femmes) : " les violences étudiées ont pour facteur commun un processus évolutif au cours duquel un partenaire exerce, dans le cadre d'une relation privilégiée, une domination qui s'exprime par des agressions physiques, psychiques ou sexuelles. Elles se distinguent des conflits de couples en difficulté ".
par Framboise CHERBIT
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12.08.2006
et les enfants dans tout ça?
Quand nous parlons de violences conjugales, nous pensons souvent aux femmes qui en sont majoritairement les victimes, bien que comme l’explique l’article dans contre-coups l’homme peut aussi subir ce phénomène. Néanmoins nous pensons rarement aux conséquences que cela peut avoir pour les enfants. Leurs parents sont à la fois victime et agresseur ! Un peu déconcertant pour l’enfant qui éprouve pour ses deux parents un amour incontournable. Difficile pour lui de prendre parti ? Quelles blessures gardera t’il ?
12:00 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
12.07.2006
Des maris battus
par Julien Félix, Marie Huret
Violences psychiques, mais aussi physiques: les hommes maltraités sont moins rares qu'on ne le croit. Car le sujet reste tabou et les victimes préfèrent se cacher
Même si Sylvie * n'était pas un cordon- bleu, elle adorait parler cuisine au téléphone avec ses copines: «Je vais lui couper les couilles avec un couteau et en faire de la compote.» Ce soir-là, Yvan surprend le coup de fil. Ses genoux flageolent. Le plat du jour, c'est lui. A 6 heures du matin, le mari s'enfuit de la maison. «Une nuit de plus, dit-il, et j'y passais.» Il s'est accroché huit ans à cause des enfants. Huit ans à encaisser les gifles et les griffes de son épouse: elle jetait la vaisselle, lui lacérait le visage avec ses ongles, brandissait un couteau, persuadée qu'il la trompait. Lui se taisait, lui l'aimait. A l'aube, Yvan s'est décidé et s'est réfugié à l'Armée du salut. «J'étais en total désarroi, je ne pouvais pas emmener mes enfants, soupire-t-il. Les foyers d'accueil pour hommes battus, ça n'existe pas.»
«L'homme nie la relation de violence, il relativise...
Puis c'est l'escalade»
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un sondage
Une guerre à deux
C'est dit tout net, de tableau en tableau. La guerre conjugale se pratique à deux. Sondés par l'institut BVA sur les tensions qu'ils ont pu vivre durant les douze derniers mois de leur vie de couple, les Français de 20 à 59 ans ont tous le sentiment d'avoir traversé au moins l'une des situations testées dans cette étude. 44% des personnes interrogées ont essuyé, de la part de leur conjoint, des remarques désagréables sur leur propre famille ou sur leurs amis(es). 34% se sont sentis dévalorisés et critiqués. 30% ont été la cible d'une jalousie questionneuse: «Où étais-tu, avec qui?» 29% ont vu l'autre décider de dépenses importantes sans tenir compte de leur avis. Et 25% ont dû supporter de le voir «cesser de parler, refuser totalement de discuter», bref, faire la gueule. Il y a pire, mais c'est un peu plus rare. 23% se sont entendu balancer des remarques désagréables sur leur physique - «T'es moche!» - et 22% sur leurs performances sexuelles. 23% accusent leur conjoint d'avoir méprisé leurs opinions en privé, et parfois en public (13%).
Mais le plus intéressant n'est pas là. La surprise, ce sont les hommes. Comme les femmes, ils se plaignent d'être à l'occasion rabroués, maltraités, déconsidérés. Plus souvent que les femmes, ils dénoncent le harcèlement jaloux de leur conjointe: 18% d'entre eux (pour 12% des femmes) déclarent que l'autre les empêche de parler à d'autres femmes (hommes). 34% des hommes (26% des femmes) déclarent que l'autre exige de savoir avec qui et où ils étaient; 33% (27% des femmes) que l'autre décide de dépenses importantes sans tenir compte de leur avis. Ce seraient les femmes qui hésiteraient le moins à décocher des critiques sur l'apparence physique. Et elles ne seraient pas les dernières à lancer des insultes ou des injures: 15% des hommes l'affirment, alors que 8% des femmes en accusent leur conjoint. Certes, il s'agit de déclarations. A manier avec précaution, donc. Mais il n'est pas forcément facile, pour un homme, de se dire l'objet de pressions psychologiques.
Sur quelques questions, les femmes sont plus nombreuses que les hommes à se déclarer victimes: leur conjoint les «dévaloriserait» plus souvent (37%, contre 30%) et s'attaquerait en particulier plus facilement à leurs compétences sexuelles (25%, contre 19%). A noter: sur certaines questions, les femmes répondent de façon plus pessimiste que dans l' «Enquête nationale sur la violence envers les femmes en France» de 2001. Le cadre de notre sondage, moins sombre et plus léger, a sans doute contribué à dédramatiser le sujet, et libéré la parole. S'il montre bien que les hommes et les femmes sont aussi capables les un(e) s que les autres de «violences» conjugales, il ne dit rien, évidemment, de toutes les querelles qui dérapent, le plus souvent au détriment des femmes, dans le fait divers.
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vivre ensemble
" Vivre ensemble, c'est une aventure à risque à laquelle beaucoup d'entre nous sont mal préparés. Surtout quand la relation a d'abord été un amour passion, cette intense période fusionnelle durant laquelle on ne voit même plus les différences existant entre les deux partenaires. Quand l'euphorie se termine et que le couple trouve son rythme de croisière, ces différences réapparaissent, et il faut apprendre à les gérer. Beaucoup échouent alors à trouver de bons compromis et créent des tensions inutiles par immaturité. La violence, c'est toujours une manière inadaptée de gérer les différences. C'est la difficulté de vivre de façon normale, mature et égalitaire le défi de l'intimité. " Dixit le psychiatre criminologue Roland Coutanceau, à propos des violences conjugales. Il dresse ainsi le portrait de l'homme violent : " Il s'agit parfois de personnalités pathologiques, paranoïaques ou mégalomaniaques, donc facilement tyranniques. Mais le gros de la troupe est constitué d'hommes à la limite de la normale, présentant des failles, des fragilités qui peuvent les conduire à des troubles du comportement. Ce sont souvent des impulsifs, ou de grands jaloux, ou encore des hommes immatures qui n'ont pas confiance en eux et qui sont terrorisés à l'idée d'être quittés. " (Le Monde, 01/03/06)
00:15 Publié dans textes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
une bonne decision!
France: les violences conjugales exclues des grâces du 14 juillet
PARIS (AFP) - Le président Jacques Chirac a encore resserré cette année la liste des condamnés qui bénéficieront des grâces collectives du 14 juillet, une méthode traditionnelle pour vider le trop-plein des prisons françaises, qui est décriée par les magistrats et les surveillants.
L'Elysée a annoncé mardi que les auteurs de violences conjugales seraient exclus des remises de peines, s'ajoutant aux récidivistes et auteurs de crimes graves, exclus les années précédentes.
Le projet de loi sur la prévention de la délinquance, présenté il y a deux semaines en Conseil des ministres, et une circulaire du garde des Sceaux datant de la mi-avril prévoyaient déjà une sévérité accrue contre les auteurs de ces violences qui tuent en moyenne une femme tous les quatre jours en France.
yahoo.fr
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20.06.2006
bilan des journées de sensibilisation
les 8 et 9 juin 2006, le collectif contre-coups, organisait les journées de sensibilisation, dont voici le compte-rendu détaillé.
jeudi 8 juin.
10h-12h
autour d'un petit déj:présentation du collectif, de son projet, de sa composition, de sa génèse auprès du public présent (une vingtaine de personnes) professionels, élue, habitants.
présentation du questionnaire élaboré par le collectif qui attrait aux réactions et comportements au quotidien susceptibles de déclencher une attitude violente.
discussion autour de l'expo "violences faites aux femmes" réalisée en mars 2006 lors des ateliers animés par les appartements de voisinage ( la croisée des chemins).
explication de la démarche de diagnostic en cours "état des lieux des structures et associations existantes" qui révèle déjà que chacun sait que l'autre existe mais qu'ils ne sont jamais rencontrés. pas de transversalité.
14h-16h
table ronde: intervention du capitaine FANTIN, du commissariat de Romans et madame VARET, juriste au bureau d'aide aux victime, à la maison de la justice de Romans.
M.FANTIN nous informe que le personnel suit des formations spécifiques, qu'il y a une mise en place au commissariat d'une cellule de référents et la création d'un lieu plus adapté pour recevoir les victimes.
débat sur le vocabulaire: il existe un décalage entre le vocabulaire juridique et civil ( par exemple le harcelement qui existe uniquement dans le droit du travail, la séquestration)
Il nous explique que l'application de loi sur l'eviction du domicile des conjoints violents est difficile et encore experimentale dans la Drôme.
Nous avons eu aussi un débat sur la prise en compte des violences psychiques qui sont difficilement decelables et reconnues sur un plan juridique car on ne peut pas les verifier ( ce ne sont que des ressentis)
Mme VARET nous confirme qu'il y a très peu d'hommes victimes .Elle nous fait le constat , après plusieurs années de pratique, qu'il faut accompagner solidement les victimes solidement, que l'aspect juridique n'est pas suffisant.
Elle travaille en partenariat avec un psychologue, le commissariat, et un avocat.
16h -16h45
table ronde: intervention de Mme TOUZAN , avocate au Barreau de Valence.
Elle nous dit qu'il faut absolument pousser les victimes à porter plainte avec preuve à l'appui
( certificat, ITT( Incacité Temporaire de Travail))
Les medecins sont en dehors du champs juridiques et del'importance de ce document, ils ne les delivrent pas toujours, c'est souvent à la victime de le demander, voire d'informer .Ce n'est pas de la mauvaise foi du corps medical, mais plutôt de l'ignorance.
Maitre TOUZAN conseille aux victimes de s'adresser en priorité au commissariat plutôt qu'à la gendarmerie.
Vendredi 9 juin
10h-12h
table ronde: intervention de Mesdames ESTEVE ET DESTRAT ,élues à la ville de Romans
Mme Destrat nous relate la création du Collectif des droits des femmes qui se rencontre régulièrement à la Maison de la Justice. Cecollectif est composé de psychologue, juriste, medecins pediatre et autres.
Mme ESTEVE nous infomre de l'Action "les petits Egos" , prevention des violences dans les écoles.
12 écoles de Romans ont été invité à participer à l'action mais seules 3 écoles ont relevés le défi. c'est dommage!
Elles reconnaissent que la notion de parole de terrain que nous amenons est importante.
12h30- 14h15
REPAS D'CHICHI
au menu :
salade niçoise
Roti de dinde
Flan aux courgettes
Dessert
22 personnes etaient présentes. Vu la configuration de la tablée, il y a eu des discussions en apparté qui ont permis à certaines personnes de créer des liens approfondis.
une réussite dans la convivialité!
14h30 15h45
Table ronde : intervention de Mme Antin , psychologue , intervenante à la Maison de la Justice.
Mme Antin nous explique les differentes formes de violences .
Violences psychologique : insultes, soumission, atteinte à l'identité.
Violences physique : de la gifle à la prise d'arme ., violence sexuelle.
Violence économiques : restriction budgetaire.
nous aurions aimé aborder les conséquences sur le psychisme des enfants, mais malheureusement le temps nous a manqué.
16h 18h
Caféministe animée par Françoise Maquin.
Débat sur la place de la femme dans la société et bref historique des droits acquis laborieusement au cours des siecles.
Echange sur la transmission de cette mémoire collective à nos enfants.
Prise de parole individuelle sur les situations personnelles, par exemple : violences psychologiques émanant des enfants et comportement machiste des garçons.
20h 30 22h30
Théatre d'Impro.
peu de participants, mais beaucoup d'emotions et de réactions des personnes présentes.
thémes choisis :
-l'habillement
-l'ivresse
-droit au travail des femmes.
Les situations etaient bien choisies. les caricatures poussées à l'extremes ( bravo les comediennes amateurs) ont permis à certains de prendre conscience qu'au quotidien, ils vivaient des situations similaires et donc de l'anormalité de ces situations
Voilà enfin l'integralité du déroulement de nos deux journées.
C'etait intense, prenant, enrichissant.
Mais le manque de temps ne nous a pas permis de tout aborder, il nous faudra donc réiterer cette animation dans l'année à venir.
je vous invite à venir mettre vos commentaires, sur vos ressentis, de ces 2 jours, afin que nous puissions affiner nos futures interventions .
Nous tenons à remercier encore une fois toutes les personnes, qui ont participé, qui sont intervenues, dans les tables rondes, les débats, nous vous devons la réussite de ces journées.
et je remercie particulierement mes collegues du collectif qui ont fait un travail énorme pour mettre en place ces animations.
et bien-sur la Maison de quartier et son Directeur qui ont été de grands facilitateurs et qui nous soutiennent depuis le debut.
11:05 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

